08 mai 2008
valium
aujourd'hui, 8 mai 2008, je rends visite à ma maman dans un hopital spécialisé. en désintox. elle est en cure.
ça fait mal. de le dire, de le savoir. ma mère est alcoolique.
et elle a décidé de se soigner, enfin.
depuis 12 ans, je la vois s'autodétruire. c'est ordinaire. presque normal si je regarde autour de moi. je ne peux constater que s'autodétruire est courant.
moi j'ai décidé de m'en sortir mais c'est difficile parfois. de laisser les autres derrière soi et de continuer d'avancer. alors, je fais l'effort de la soutenir. car je sais qu'elle en a besoin. mais quelque part, je n'y suis pas. j'ai trop peur d'y croire. et de retomber dans la douleur et l'inquiétude.
elle est dans cet hopital avec d'autres gens comme elle, alcooliques, repentis, difficile de les trouver gentils et de leur sourire. j'arrive avec le soleil et ma petite tenue d'été. je vis, je respire. et ici, c'est presque incongrü.
je la regarde. elle est au ralenti à cause des médicaments. elle est voûtée, les cheveux blanchis, les yeux cernés, les traîts creusés par toutes ces années d'autodestruction. je le sais, elle a 48 ans. c'est ma mère. ça le sera toujours. je l'aime. mais cette femme que je reconnais, ce n'est pas l'image que je garde d'avant.
elle me ressemblait. oui, c'est bizarre mais mon image maintenant, c'était son image avant. avant la drogue, cette putain de drogue liquide. elle était si belle. je lui écrivais des poèmes. je me souviens d'elle à la montagne, en vacances. et des papillons qui lui tournaient autour. ma mère, c'était une fleur, un oiseau. fragile, douce. si belle...
elle était mon tout, mon idéal, ma préférence, mon amour. j'étais la petite fille qui suivait ses traces. la petite fille qui voulait tant lui ressembler. elle était une fleur, un oiseau.
j'aurais voulu la protéger quand tout a commencé. la fin. tout s'est effondré. je la voyais devenir soule. je l'entendais devenir soule. je la voyais se transformer. pour moi, en monstre. je sais, c'est dur. camille, ne m'en veux pas...je la suppliais de s'arrêter, de redevenir ma maman. et pas cette femme imbibée d'alcool et de larmes. de sang. et pendant longtemps, je l'ai caché. je ne disais pas. j'allais à l'école, vidée, usée, comme une vieille femme. épuisée par ces week-end où je l'empêchais de se tuer. enfin, j'essayais.
ma vie. pendant 7 ans.
et une petite soeur que j'essayais de protéger. un bébé à l'époque. j'essayais de prendre soin, de ne pas lui montrer. mais je ne crois pas avoir réussi. et puis je suis partie. je les ai abandonnées. pour me sauver. moi. égoïste.
j'ai failli sombrer plusieurs fois. j'ai voulu me tuer pour les avoir laissées.
aujourd'hui, à l'hopital, tout remontait. j'avais le coeur au bord des lèvres et les larmes dans les yeux. derrière. loin. j'étais là sans être là. j'étais la petite fille.
quand j'avais 14 ans, j'écrivais des poèmes. un soir, je me souviens, un des poèmes se finissait par cette phrase, qui ne m'a plus jamais quitté :
"je suis un petit bout d'enfant mort"...
20 décembre 2007
pfffff...
comme vous pouvez le constater, je n'arrive pas à mettre en page mon blog, le code, j'y comprends rien. je manipule et c'est de pire en pire...
j'ai pas le temps de m'occuper de ça aujourd'hui, c'est le grand concert de noël, je suis stressée.
promis, pendant les vacances, j'arrange ça !
pensez à nous ce soir, on fait chanter notre chorale pour la première fois. trop de pression, je vais sans doute mourir de peur...tout simplement.
06 septembre 2007
les gens veulent qu'on soit comme eux
qu'on pense comme eux, qu'on utilise les mêmes chemins qu'eux. les gens ont définitivement trop peur de ce qui ne leur ressemble pas.
malheureusement pour moi, j'ai l'impression que mon cheminement à moi ne ressemble pas à celui de la majorité des gens qui m'entourent.
je travaille avec ma propre méthode et ne l'impose pas aux autres. cependant, eux voudraient m'imposer les leurs, qui ne sont d'ailleurs pas les leurs mais celles de pédagogues qui ont écrit pour eux, des exercices, des chansons avec des paroles cucu, des flèches pour dire que la mélodie monte ou descend etc...je regarde leurs bouquins mais ça ne me parle pas, je trouve soit trop difficile, soit trop facile, soit pas très intéressant. et puis, mes élèves, je les connais quand même.
peut-être pour les petits à la rigueur, encore qu'on les sous-estime un peu trop à mon goût.
genre première année de solfège, les notes de do à do. hum. pas grand chose. pour moi, c'est trop peu. et mes gamins l'année dernière savait lire n'importe quelle note sur la portée, c'est pas plus compliqué pour eux que d'apprendre à lire. c'est comme si on disait, au CP, on va apprendre les lettres de A à L. point. pas plus, c'est trop leur demander. pourtant, il me semble que les gamins sont merveilleux justement parce qu'ils apprennent super vite et super facilement. combien de petits m'ont déjà surprise de par cette capacité d'apprentissage ? autant dire quasiment tous.
je ne comprends pas pourquoi on veut que j'utilise une méthode différente de la mienne sans avoir ne serait-ce que demander à voir mes cours ? comment on peut décrêter que le bouquin de ce mec connu est forcément mieux que mes cours à moi de petite anonyme de banlieue ?
ça m'énerve.
je ne fais pas la prétentieuse en disant que rien n'est bon, il y a sûrement des trucs à utiliser, en complément. mais je refuse de céder à la pression. je ne vendrai pas mon âme au dieu de la pédagogie qu'elle est bien pour la conduire. cette chose universelle qui ne supporte aucune remise en question.
je sais pas si vous me comprenez.
04 juillet 2007
9h30
je sais que ces choses arrivent et qu'elles font mal. je ne voulais pas écrire parce que "qu'est-ce que je peux dire ?"...
hier, j'étais dans un bar avec une copine, on discutait de tout et de rien. le téléphone sonne, c'est mon élève, L, elle pleure, elle sanglote. je comprends immédiatement. je l'ai vue la veille, son père était reparti à la clinique. phase terminale d'un cancer, l'horreur, la souffrance, la peur aussi certainement.
elle a du mal à parler, elle pleure trop. son père va mourir, ça y est. elle me le dit et des frissons me parcourent tout le corps. je souffre avec elle, j'ai envie de la prendre dans mes bras, elle est seule chez elle, ne veut pas aller à l'hôpital lui dire au revoir, elle veut garder "un bon souvenir" de son père. mes mains tremblent rien qu'à l'écriture de ces mots...
elle me prévient qu'on ne pourra pas faire cours jeudi. j'ai envie de lui demander si elle veut que je vienne la soutenir. je n'ose pas. je ne suis que sa prof de piano, je ne suis pas une amie, je ne suis pas sa famille. pourtant, elle est seule et elle pleure et j'ai peur pour elle. car je sais qu'affronter la mort d'un proche est trop difficile. le temps s'arrête.
je lui dis des mots pour tenter de la réconforter, je sais bien que je n'y parviens pas, que je ne peux pas la consoler, que cette mort, cette fin, elle ne l'oubliera jamais. que son père est en train de mourir, qu'elle a 15 ans à peine et qu'elle est seule chez elle, sans doute à attendre qu'on la prévienne que, ça y est, il est parti. je pense à elle, toute la soirée, je pense à elle et je me sens tellement triste pour elle.
je pense à lui, je vois son visage, ses sourires malgré ses douleurs, sa bassine à côté du canapé quand il était en chimio, son visage fatigué mais ses mots qui se voulaient rassurants. parfois, je discutais un peu avec lui, c'était un homme bien, un homme simple et généreux. il voulait par dessus tout que sa fille réussisse sa vie...
aujourd'hui, à 9h30, j'ai reçu un sms. je dormais. il disait simplement que c'était fini. qu'il était mort ce matin. je me suis levée, absente. je n'étais plus dans mon corps. j'étais dans cette douleur même si elle n'est pas mienne, je la ressens, amoindrie certainement mais je la sens. et je pleure. pour elle, pour ses soeurs, pour sa mère. je pense à elles. je pense à lui. c'est fini...
http://annachronicks.canalblog.com/archives/2007/03/31/4483659.html
18 mai 2007
petit meurtre entre amis
"t'écoute Beethoven, tu t'tires une balle !"
"la danse des canards, c'est plus cool quoi."
"les musiciens, c'est tout des nantis"
j'en passe.
hier soir, j'avais invité des amis à manger chez nous. plusieurs raisons ont fait que j'attendais beaucoup de cette soirée : déjà parce qu'un couple d'amis présents ce soir-là va partir vivre loin, donc peut-être la dernière occasion de se voir comme ça, tous ensembles.
j'adore recevoir, c'est la deuxième raison. je suis une Bree Van de Camp, il faut que tout soit parfait. total : j'ai fait la popote toute la journée, on a récuré l'appartement de fond en comble parce qu'un petit bébé serait parmi nous, j'ai mis les petits plats dans les grands parce que je les aime beaucoup et que je voulais absolument qu'ils passent une bonne soirée.
on était huit et je vous assure que je n'ai pas l'habitude de cuisiner pour autant de personnes. y avait juste assez, il ne restait pas une miette.
bref, le mec de ma meilleure copine était là. ça fait quatre ans que je la connais et que, du coup, je le connais aussi, un peu. il est un peu spécial, il se la joue artiste maudit, déjà, ça m'énerve. voilà 3 ans qu'il a cessé de travailler pour ne faire que peindre, sans jamais exposer ou quoi. non, il peint dans son salon et même si certains de ces trucs sont pas mal, ça casse pas des briques non plus. mais on n'a pas le droit de lui dire, évidemment, il est complètement imprévisible. alors, elle dit rien et moi non plus, parce que je l'aime, elle.
et puis, il vit du RMI sans scrupules pendant qu'elle se crève la gueule au boulot. mais je ne dis rien non plus, ça ne me regarde pas, elle est grande, hein. mais si elle était pas là, y a longtemps qu'il serait sous un pont, je pense. quoique sa mère lui a légué un appart', pas de loyer à payer, rien à faire pour avoir, posséder. en attendant, il vit aux crochets de ma copine, ça lui fait strictement rien, il ne culpabilise pas de se lever quand elle rentre du taf. bref, je me tais.
mais hier, voilà qu'il me sort des trucs complètement cons sur la musique classique : réservée aux bourgeois, de la musique pour les morts, de la merde. et ce que j'enseigne, le solfège, c'est chiant comme pas possible, c'est normal que les gamins m'insultent. j'en reste ébahie. je l'invite chez moi, je m'occupe de lui comme des autres, je l'accueille à bras ouverts tandis que lui me crache à la gueule.
c'est vrai que je me suis un peu énervée en lui répondant. j'ai essayé de lui faire comprendre que même pour jouer la danse des canards, il faut savoir lire la partition. j'ai essayé de lui parler de mes collègues qui vivent avec 600 euros par mois, j'ai essayé de lui expliquer que j'ai acheté mon piano à crédit...mais lui est resté sur ses positions. et il continuait à me sortir des conneries. en dehors de ces moments où il me racontait n'importe quoi, il dormait à moitié dans son assiette, charmant en somme.
je suis dégoûtée. j'avais l'impression que deux de mes amies s'emmerdaient à mourir pendant qu'on s'engueulait. bon, j'ai pris sur moi quand même, je vous rassure, je n'ai pas gueulé comme un veau non plus, j'ai essayé de garder un peu d'humour. un peu. je crois...
y a vraiment des gens, je vous jure...ça me tue ce manque de tact, ce manque de politesse. il a le droit de penser ce qu'il veut mais quand même, en société, on fait des efforts pour être agréable non ?
pffff...
heureusement qu'il y avait le bébé pour remonter le niveau !
13 mai 2007
catch dans la boue
hier, dans la journée, je devais passer à la redoute pour chercher mes nouvelles magnifiques et merveilleuses chaussures. nous marchions tranquillement mon homme et moi, j'avais réussi je ne sais comment à le traîner en ville, lui qui a littéralement horreur de ça.
dans la désormais célèbre rue des dominicains de Nancy, l'ambiance est plutôt, d'ordinaire, bourgeoise et surtout souvent ennuyeuse. les badauds de la haute font leur shopping, les autres pouilleux se contentent de rêvasser devant les vitrines. moi j'aime bien cette rue, elle est jolie, pavée et mène à la place stan. en été, c'est agréable. il y a même un tabac de luxe où je ne me résouds jamais à entrer. ils vendent des pipes (non, non, pour fumer !) à 2000 balles, faut pas déconner !
on marchait donc main dans la main en bavassant comme des badauds quoi. rien d'extraordinaire, le calme plat quoiqu'il y a pas mal de monde pour un samedi où il fait moche. oui, en lorraine, il fait souvent moche alors c'est normal qu'on attende pas le soleil pour sortir de chez soi, sinon, on mettrait jamais le nez dehors. mais je m'égare.
soudain !...
j'aperçois deux voitures qui semblent se gêner mutuellement. l'une, petite peugeot style récente, l'autre grosse BMW ou mercos, je sais pas, je suis nulle en voiture. toutes deux à un endroit stratégique de cette petite rue pavée et étroite. en fait, la grosse bagnole cherche à sortir d'un garage tandis que l'autre manoeuvre à cette endroit pour repartir sur la route. apparemment, ceux dans la mercedès commencent à trouver le temps long et de ce fait, font semblant de forcer le passage : c'est-à-dire qu'ils menacent dangereusement de foncer dans la peugeot. la jeune fille très élégante dans la petite voiture s'évertue à bouger m'enfin je pense que le petit manège des impatients lui tape sérieusement sur les nerfs !!
elle finit par dégager le passage, cela n'a pris que quelques secondes finalement mais on voit bien qu'elle s'énerve toute seule dans sa voiture. elle se rabat sur la droite pour ne pas gêner de nouveau. c'est alors qu'elle ouvre sa fenêtre et accoste les gens dans la BM/Merco/grosse bagnole de bourges (je rigole rhoooo). commence alors une violente engueulade en plein milieu de la rue tranquille. (excellent ! je me bidonne encore ! les gens sont d'une telle violence gratuite parfois.)
on entend les cris des deux dames distinguées, ou plutôt des trois. car dans la grosse voiture, elles sont deux à s'engueuler avec la jeune. celle-ci ne se laisse pas démonter pour autant. elles se vocifèrent dessus tandis que les passants s'arrêtent pour admirer le spectacle.
la conductrice de la mercedès semble vouloir partir, elle enclenche la première, fait 50 centimètres puis refait une marche arrière pour revenir insulter la jeune. c'est alors que celle-ci rentre dans sa voiture. on se dit : ça y est, c'est fini ! mais non ! rebondissement !
elle a en fait pris son sac et s'en sert comme d'une arme pour taper sur la voiture/la mamie sur le siège passager, au choix, je n'ai pas eu le temps de bien voir. elle tape comme une furie en hurlant. c'est à mourir de rire. en plus, elle a un petit sac à main super girly, je me bidonne grave.
les gens commencent à affluer, un petit papi s'en prend à la peugeot, les voitures derrière la BM klaxonnent de rage, ça fait au moins 5 minutes qu'elles sont bloquées par la rixe. puis, contre toute attente, la mamie sort de la voiture et commence à frapper la peugeot à mains nues !!!
elle tape comme une folledingue, je pense qu'elle a dû se péter les os à s'exciter comme ça.
ça dure encore mais nous continuons d'avancer, j'ai horreur de ce genre d'attroupements. ça fait voyeur de mater comme ça, sans broncher en plus. elles sont tellement énervées qu'elles vont continuer à s'insulter pendant 10 minutes. j'entre dans le magasin pour mes chaussures, mon homme regarde encore à l'extérieur. il est mort de rire. je crois que ça l'a bien distrait. (oui je sais, c'est mal mais c'est tellement con d'en arriver là pour quelques secondes d'attente en bagnoles non ?)
bref, je ne sais comment ça s'est réellement fini. toujours est-il que la mamie a vraisemblablement relevé le numéro d'immatriculation de la jeune caillera et qu'elle a gueulé dans la rue qu'elle allait porter plainte.
ce que l'histoire ne dit pas c'est qu'à l'intérieur de la Mercedès, y avait une pauvre gosse dans un siège auto. moi j'aurais été des gens dedans, j'aurais quand même pris sur moi pour ne pas effrayer la gamine. et puis, j'aurais été plus patiente quand l'autre manoeuvrait pour ne pas gêner. fin bon, les gens sont complètement fous. c'est effrayant.
quand même ! perdre sa dignité et sa classe, son élégance et même ses doigts, tout ça pour quelques minutes de retard ! vous ne trouvez pas ça exagéré ?
aaaaaah ! c'qu'on rigole à Nancy !
et sinon : 
07 mai 2007
...
ce matin, je porte le deuil de la France que j'aime. le deuil oui, parce qu'elle est morte, pour moi, et pour au moins 5 ans.
je suis restée immobile pendant une demi-heure au moins après l'annonce des résultats. jusqu'au dernier moment, je n'y croyais pas, j'avais de l'espoir. aujourd'hui, je réalise que tout espoir est mort, que c'est terminé. et j'ai envie de pleurer. oui, peut-être que tu trouves ça exagéré. pas moi. il y a de quoi pleurer.
- Mireille mathieu a chanté la marseillaise pour lui, c'était affligeant, débile. elle croit quoi ? qu'elle va revenir sur le devant de la scène grâce à lui ? lamentable.
- Johnny avait même fait le voyage, super ! il est élu, je vais payer moins d'impôts ! chouette ! moi qui n'ai que si peu d'argent pour vivre !
- Faudel, à mon avis, il lui manque quelques neurones. je n'en parle même pas.
concernant son premier discours, j'ai bien noté que :
- notre amitié aux USA est sans faille (ah ?)
- nous serons toujours là en cas de besoin (prépare-toi à aller en Iran faire un peu mumuse avec les américains !) (
en même temps, c'est bien fait pour eux, ils l'ont voulu, ils l'ont maintenant!) (j'essaie de ne pas devenir trop méchante, trop excessive ou agressive...) - Georges Bush ce con (j'assume totalement ça par contre), l'a appelé direct pour le féliciter (mouhahahaha)
- ah ! et il est indigné par la bourka des femmes afghanes. il serait temps de t'en préoccuper.
c'est marrant comme il n'avait pas parlé de tout ça durant ces mois de campagne. je trouve ça hyper drôle, non ? et les femmes afghanes, c'est le pompon, le bouquet final. quel discours ! quelle véhémence !
je porte le deuil de cette France que j'aimais, celle qui se voulait une terre d'accueil. celle qui ne renvoie pas les gens dans des charters, celle qui ne nettoie pas les autres au karsher, celle qui prône la liberté, l'égalité et la fraternité. mais ils préfèrent travailler 50 heures par semaine, se payer des trucs, permettre à Johnny de payer moins d'impôts et bref. je vais m'arrêter là parce que je risquerais d'en fâcher quelques uns.
cependant, son discours pour moi, depuis le début, ça ressemble beaucoup, beaucoup trop à une certaine devise pétainiste. vous avez oublié ? la voilà "travail, famille, patrie". même combat.
vive le Nain (bon, ok, c'est petit) ! chouette chouette ! on va s'éclater, je le sens.
putain...
ça C'est pour rire un peu quand même...(j'en fais des grosses fautes d'aurtografe !)
j'ai édité quelques trucs parce que je me rends compte qu'il ne faut pas être trop virulente. ce sont les aléas de la démocratie, je vais tâcher de prendre mon mal en patience. même si je ne change pas d'avis. donc, j'essaie de ne pas être conne intolérante.
05 mai 2007
non mais c'est quoi ça ?
j'hallucine, je suis deg, je rêve !
j'explique : je mets en vente un objet sur ebay. je le vends 31,50 euros. moi contente d'avoir réussi ma vente, moi patienter pour le chèque puis moi consulter mon compte sur ebay quand même de temps en temps...
moi pas experte en ebay mais là !
ce matin, dans ma boîte mail, j'avais un message qui m'apprenait que je leur devais 13,39 euros ! sur une vente qui me rapporte 31 ! c'est quoi ce délire ! je donne quasiment la moitié de ce que j'ai gagné ?! et en quel honneur ? la TVA au tarif luxembourgeois ou je ne sais quoi...alors que je vis en France. donc, comme je ne comprends rien, j'envoie un mail.
ce soir, en rentrant de shopping (on ne se refait pas !), je consulte ma boîte pour voir s'ils m'ont répondu. et j'apprends donc qu'ils ont pris sur ma vente une commission de 1,39 euros, ce qui me semble normal, jusque là. sauf qu'ils n'expliquent pas pourquoi je dois encore 12 euros !! ni d'où vient cette TVA, pas de détails, juste cette phrase : "effectivement, votre compte présente un solde débiteur de 13,39€." super ! on répond vachement à ma question !
c'est quoi ce délire ! je fais une vente, je mets le truc pas cher pour qu'il parte et voilà qu'on me pique la moitié de ce que j'ai gagné ! alors là, moi, je dis, chapeau ! j'ai renvoyé un autre mail en demandant une facture détaillée parce que c'est abusé non ?
on nous ment, on nous spolie !
dégoutée ! si quelqu'un y comprend quelque chose...
EDIT : la réponse est ici Bonjour_Madame_X et ça ne répond pas du tout à mes questions. c'est bien la dernière fois que je vends quoique ce soit sur ce site !
10 avril 2007
la belle et la bête
tout commence par ce bruit terrible : BZZZZZZzzzzz. fort, dans l'appartement. immédiatement, je commence à paniquer, à prier pour que ça ne soit pas ce que je crois. j'ai un sac poubelle à la main, j'avais décidé de faire un peu de rangement. je tourne dans la pièce et l'aperçois, là, à la fenêtre, à côté de la poupette qui l'observe sans oser l'approcher.
la bête. immonde, énorme, là, dans le salon. et ce bruit infâme...et les chats qui la guettent, inconscients du danger.
mon coeur s'emballe et mes pensées cognent, incohérentes, mes jambes tremblent et se dérobent sous moi. la première chose à faire : protéger les chats, les emmener loin, à l'abri. je les attire dans la chambre par une ruse, eux qui, prêts à bondir sur la bête, voulaient certainement se la faire pour me protéger. j'ai peur pour eux, je les enferme puis reviens à la charge.
elle est là, sur la vitre. ce doit être un frelon ou quelque chose dans ce genre. elle cherche à sortir mais ne fait que se heurter à la paroi transparente. horreur ! la vitre est fermée, je n'ose pas m'approcher pour l'ouvrir, j'ai trop peur. je cherche désespérément une solution adéquate : appeler mon homme pour qu'il rentre du boulot immédiatement ? téléphoner à mon père pour qu'il vienne à mon secours ? sonner chez les voisins pour les convaincre de me venir en aide ? rien ne me parait raisonnable, m'enfin, je ne suis qu'une pauvre et faible femme ! et la bête est trop grosse !
la sueur commence à recouvrir mon corps entier. je m'avance, doucement, essaie d'allonger mes bras comme l'inspecteur gadget, afin d'ouvrir cette putain de fenêtre ! mais je n'ai pas de supers pouvoirs !
je cours à la cuisine et m'arme d'un cintre qui passait par là. je me rends compte alors du ridicule de la situation, lâche le cintre qui ne me sera d'aucun secours et cherche ma converse spéciale tueuse de mouches. je m'approche du monstre, tremblante, en chouinant. je sens qu'il ne faudrait pas grand chose pour que je me mette à pleurer. j'approche la précieuse godasse quand je me rends compte que l'immonde bête est bien plus grande que celle-ci ! que faire ? j'en viens à prier intérieurement pour mon salut.
je me dis "un torchon ! vite !" et fonce en chercher un, le plus grand possible afin de laisser une distance raisonnable entre le frelon et moi. il continue son vacarme en escaladant connement la vitre. "tain ! quel con mais quel con !". je brandis le chiffon et fais mine de le balancer de gauche à droite pour chasser l'indésirable, le pervers, le méchant ! mais je ne peux me résoudre à m'approcher assez près pour le toucher !
c'est sûr, j'en suis maintenant persuadée, je vais aller rejoindre mes chats dans la chambre et attendre la mort là-bas, avec eux, réfugiée dans mon bunker. je tremble comme une feuille. je pleure carrément à présent !
soudain ! l'ignoble bestiole commence à voler vers moi, menaçante. je ne peux retenir un long hurlement strident qui a dû effrayer mon voisin ! je me dis que s'il m'a entendu, il va voler à mon secours ! tu parles ! rien, que dalle ! je cours à la salle de bain et me cache derrière la porte ! j'entends mes chats qui miaulent derrière la porte close. je passe la tête et regarde si le monstre est toujours là quand je le vois surgir là, à 15 mètres de moi ! je hurle une seconde fois et claque la porte derrière moi ! "mon dieu, que vais-je devenir ?!"
puis, je me rappelle de mon brumisateur. oui, ce n'est pas l'insecticide tant espéré mais ce sera toujours mieux que rien. j'empoigne un parapluie pour me défendre et fonce dans ma chambre, prenant bien soin d'écarter mes chats, tapis derrière la porte. je prends le brumisateur et retourne affronter la bête, au péril de ma vie. il est là, sur la fenêtre, tout près de la sortie. mais il ne la trouve pas. je le vois qui gigote, je l'entends qui gémit. "quel con, mais quel con !". je tremble, je pleure, je supplie. mais il me faudra du courage ! je m'approche, lentement, doucement. je ne produis aucun son, ne fait aucun geste brusque pour ne pas me faire remarquer. je dois être à 2 mètres. j'arme le brumisateur et, doucement, délicatement, envoie une petite giclée d'eau sur la bête, espérant que ça la poussera vers l'extérieur. "va dans l'métro Satanas !". elle ne bronche pas. "merde". je m'approche un peu plus près, retenant mon souffle, prête à l'assommer avec mon parapluie si elle décide de foncer sur moi...je pulvérise une puis deux fois. je la vois qui ouvre ses ailes gigantesques et...
ça y est ! elle est partie !
veni vidi vici !!
my god ! que de sensations fortes !
évidemment, depuis, toutes les fenêtres sont closes ! jusqu'à ce que mon homme rentre du boulot ! hors de questions que je revive un tel traumatisme !!!
03 avril 2007
pardon, excusez-moi, s'il vous plait
et patati et patata...
je passe ma vie à m'excuser. je ne sais pas pourquoi, ni comment, ni pour qui. c'est dingue.
pardon d'arriver à l'heure/en retard
pardon de rouler sur la route
pardon de m'acheter des fringues
pardon d'être ta prof
pardon d'avoir ri
pardon d'être malade
pardon d'avoir rangé tes affaires
pardon d'avoir éternué
pardon d'exister...
excusez-moi de vous demander pardon, voilà à quoi se résume mon existence toute entière.
pourquoi?
j'en sais foutre rien, comme j'aime à le dire.
n'est-ce pas une marque de faiblesse? un manque de personnalité? il y a des gens pour qui s'excuser est inimaginable. ils te marchent sur le pied et te regardent de travers. ils te bousculent dans la rue et t'insultent par dessus le marché, ils sont absents et n'ont pas la décence de passer un coup de fil pour prévenir.
autant dire que je me sens comme une extra-terrestre certains jours.
j'arrive à l'heure. mon élève, en retard, c'est moi qui m'excuse. je suis malade, 40 de fièvre, je demande pardon d'être venue et de prendre le risque de contaminer tout le monde.
je voudrais bien être sans-gêne, m'imposer, gueuler un bon coup quand on me soûle. au lieu de ça, je m'écrase, je me fais toute petite. et je rumine. après coup, je me dis "mais pourquoi j'ai rien dit ?!"
même avec mon homme, c'est souvent comme ça. je m'excuse tout le temps : pas le temps de faire un bon petit plat, excuse-moi...pardin de pas avoir fait le ménage, pardon d'avoir la migraine, chéri... ce soir, il rentre et il n'y a pas de tubes (les trucs pour faire des cigarettes à l'ancienne), je résiste à l'envie de m'excuser.
bref, je suis une conne. oui, hier, j'étais une pétasse, aujourd'hui, je suis juste une connasse. faut que j'arrête de m'excuser, de me rabaisser, de demander la permission pour exister parce que bon, c'est lourd et je vais finir aigrie. à force de me retenir.
veuillez ne pas m'excuser, chers lecteurs, pour ce billet totalement inutile.
si vous êtes pas contents, ben, c'est pareil, NA !






