28 juin 2007
c'est pas ma faute, c'est à cause du docteur !!
hier, j'avais une journée chargée devant moi : les examens de piano à l'école et la préparation de mon goûter de fin d'année ce qui sous-entendait la préparation de plusieurs gâteaux pour nourrir tout le monde. mardi, je réalise soudain que je n'ai plus de pilule ! la catastrophe évidemment. je devais donc aller chez mon docteur pour chercher mon ordonnance entre deux gâteaux, avant midi si possible puisqu'il ne consulte pas l'après-midi et que de toute façon, je n'étais pas disponible...bref !
mon médecin, je l'adore. il est super gentil, il est drôle, il a une barbe de gaulois, et des chemises winnie l'ourson. je l'appelle le matin, il me fait une blague au téléphone et me dit de passer quand je veux pour l'ordonnance. je termine mon gâteau au chocolat, je me douche en vitesse, prends mes clics et mes claques, et je monte enfin dans la voiture. il est 10h45. soudain, je réalise : mon docteur est situé en plein centre ville, à deux minutes de Zara, 3 secondes de San marina. et aujourd'hui, ce sont les SOLDES ! et j'ai eu ma paye et je suis contente, sereine...je commence à paniquer : le monde en ville, les furies qui s'arrachent les robes, pas de places pour se garer etc...
je me concentre sur le médecin et mets le moteur en marche, tant pis, quand faut y aller, faut y aller, je me dis. et puis, avec un peu de chance, il y aura du monde dans la salle d'attente, je serai contrainte de ne faire que l'aller-retour vu que je suis pressée, que je ne peux pas faire les magasins !!
ouf ! une place de parking tout de suite et tout près de chez le doc : un bon point déjà, pas de stress. l'horodateur : j'ai pile un euro pour une heure. je paye. tout se passe étrangement bien. il y a même un rayon de soleil et je me fais draguer dans la rue par un gentil garçon. que j'éconduis délicatement bien sûr ! non mais ho !
j'arrive devant San marina, je trace sans trop regarder, poursuis mon chemin jusqu'à la porte d'entrée. je sonne, je monte les escaliers, il m'attend à la porte : la salle d'attente est totalement vide !!! il me fait la bise, on discute champix et mai 68. il me fait mon ordonnance et je repars le coeur léger. verdict : il me reste 3/4 d'heure de parking, ça serait vraiment dommaaaaaaaage de ne pas en profiter. après un tour à la pharmacie, consciencieuse que je suis, je me retrouve face à Zara. je jette un oeil à l'intérieur, persuadée de voir un carnage là-dedans. mais bizarrement, ça a l'air gérable. j'inspire, j'expire...je rentre !
je fais un tour rapide, les chaussures sont rangées n'importe comment. pourtant, je repère une paire de compensées qui me plaît bien. je regarde : un 39. j'essaie : trop grand. je re-regarde, il y a une horde de filles qui regardent aussi et se jettent sur la même paire que moi. mais j'attrape de justesse une chaussure en 38, juste une et je m'enfuis avec. je reviendrai chercher l'autre pied tout à l'heure. puis je décide de faire un tour dans le magasin. c'est le gros bazar.
je retrouve la robe que j'avais essayé en S il y a quelques temps mais qui était beaucoup trop grande pour moi. quand je vois, dans le même modèle, une jupe. j'attrape le S et m'enfuis eu deuxième étage. je regarde l'heure, j'ai encore 35 minutes. parfait. je farfouille un peu partout, j'attrape une blouse noire, XS. puis je file aux cabines d'essayage.
et voilà comment, en une demi-heure à peine, j'ai craqué pour une jupe et des compensées ! que je ne suis pas prête de porter vu le temps qu'il fait en lorraine ! mais tant pis, c'est pas grave, j'ai bien le droit de rêver qu'un jour il fera beau et que je pourrai porter tout ça !
ah et sinon, ça craint pour les tailles : vous savez qu'ils ont tout rehaussé après avoir fait une étude sur les françaises ? donc je me galère avec ces nouvelles tailles puisque même le S est trop large à présent ! comment on fait quand on est maigrichonne ( sans le faire exprès en plus ), hein ?
14 juin 2007
tadam !
voilà ma robe Maje :
pas mal nan ?
bon faut pas regarder le bordel derrière quoi !
07 juin 2007
la folie de la CB
comme je suis une grosse morue (huhu), je viens de craquer...pour une robe maje en promo !!! Wouaouh ! ma première robe Maje, en promo de surcroît !!
c'est la fête ! sauf que mon banquier va pas être content ! vu qu'avant-hier, j'ai acheté sur un autre site de ventes privées : du parfum...
indispensable, muguet, craquage en 2 minutes...
et que deux jours plus tôt, j'avais craqué pour...la deuxième saison de grey's anatomy !
ben oui, j'ai acheté la première pour rattraper mon retard, il fallait bien que je continue à bachoter pour être au top avec la troisième saison qui passe actuellement !
bref, je crois qu'il me faut un sevrage, des patchs, quelque chose comme ça parce que d'habitude, quand mon compte en banque crie famine, j'arrive à me freiner... là, j'ai juste l'impression de m'offrir une thérapie par le shopping genre "ne réfléchis pas, dépense (-toi)".
vivement la paye ! il me faut absolument des compensés ! depuis que j'ai vu celles de Caroline, je suis en manque grave !!
un peu de légèreté, ça fait pas de mal non ?
03 juin 2007
mange !
j'aime pas cette situation, à table, où tout le monde se permet de me dire que je suis trop "maigre", que je ne mange pas "assez". est-ce qu'il faut s'empiffrer pour apprécier un repas ? est-ce ma faute si je n'ai pas un appétit d'ogre ?
certainement que, vu ma morphologie, on pense que je suis anorexique ou que je surveille ma ligne à l'excès. il n'en est rien. de mère en fille, on est minces et ça ne nous pose aucuns problèmes. je suis fine, je ne serai jamais grosse, n'en déplaise. ce n'est pas faute d'essayer parfois de prendre un peu de poids, c'est juste que je suis comme ça.
j'ai horreur de cette situation où, parce que je ne me ressers pas vingt fois, on m'engueule "pour rire". j'ai faim, je mange, quand je n'ai plus faim, je ne vais pas me forcer ! et non, je ne suis pas anorexique. je n'ai plus faim, c'était très bon, merci.
non, je ne suis pas au régime. oui, je suis mince. il me semble que chacun est libre d'être comme il est, sans qu'on vienne l'emmerder constamment.
je ne critique pas les personnes rondes moi ! alors pourquoi on vient me juger moi, sur mon poids ?!
dieu que ça m'énerve. si ça continue, je ne mangerai plus chez les gens, comme ça, plus de soucis de ce style.
moi, je suis bien dans ce corps. c'est ce qui devrait compter non ?
28 mai 2007
l'envie shopping du mâle
tous les 365 jours, mon homme décrète qu'il lui faut un nouveau jean. tous les 365 jours, il accepte de faire quelques boutiques pour s'offrir des baskets ou un pantalon. parfois même, il s'offre un truc en plus, inutile : un tee-shirt ou une chemise. moi, j'y peux rien...ces moments de pure folie pour lui me rendent marteau ! j'adore, j'exulte, je l'encourage, je suis aux anges.
ça me déculpabilise.
dans ces cas-là, je peux me lâcher avec lui, même si moi, j'achète des chaussures tous les quinze jours, ou une robe par mois. je deviens dingo car je me sens irréprochable. et s'il me fait une remarque taquine, je peux lui renvoyer son jean cher dans la tronche. donc, c'est rigolo.
je n'ai jamais compris le sens modesque des hommes. comment peuvent-ils ne jamais avoir envie de fringues ?! c'est dans les gênes ou quoi ? alors que nous, les femmes, on fait du shopping super méga régulièrement, eux n'ont aucune envie particulière. en fait, ils attendent d'avoir besoin d'un truc pour acheter le truc en question. c'est bizarre hein ?
moi qui connais toutes les boutiques par coeur, même le rayon homme justement, lui qui me fait confiance et qui a donc besoin de mon aide pour choisir, aller dans le bon magasin, avoir mon avis sur la coupe. je suis sa styliste en gros. d'ailleurs, quand je l'ai rencontrée...mon dieu ! il s'habillait comme un ado : jean large, parfois troué, tee-shirts jaunes ou verts, et cheveux longs (mais ça, j'aimais bien). je ne l'ai pas jugé sur son apparence, bien sûr, mais à mon contact, il s'est un peu transformé. et aujourd'hui, il est plus élégant. il a même claqué 100 euros l'année dernière pour une belle paire de baskets en cuir chocolat qui se marie avec tout. et sans mon aide en plus !
bref, aujourd'hui, congé forcé pour lui, shopping à deux. en amoureux. oui je suis contente, ça n'arrive qu'une fois tous les tremblements de terre ! alors je vais profiter, rire avec lui et surtout ! le forcer à s'acheter plein de trucs ! hin hin !
10 mai 2007
je suis une mauvaise fille
arg ! mais la redoute aura ma peau, c'est certain !
je vous les remets, juste pour le plaisir des yeux, car dans quelques semaines jours, elles seront à mes pieds (pourvu qu'il fasse beau) ! forcément, ce matin, avec la déclaration d'impôts (coïncidence ?) il y avait un super bon de réduction sur toute le site de la redoute ! 40% sur mon article préféré, n'importe où dans le rayon textile !! j'ai craqué mais c'est pas ma faute ! non madame !
Hiiiiiiiiiiiii !
get's je suis, j'ai pas pu résister ! ça fait tout de même 30€ en moins ! plus d'hésitation possible, non ! non ? si ?
trève de bavardages inutiles, les voilà : (en petit, parce que faut pas déconner non plus, je les ai déjà montrées en grand là )
je les aime déjà !
la redoute aura ma peau ! et je vais me flageler maintenant !
vilaine consommatrice de chaussures que je suis !
06 mai 2007
comme un éléphant dans un magasin de porcelaine
hier, journée shopping avec ma mère et ma petite soeur.
on se ballade tranquille, dans le centre de Nancy, et comme je dois acheter un métronome pour un élève, on bifurque vers le quartier chic, près de la place stanislas, preuve en est que la musique classique se veut encore réservée à un certain public. notez que je trouve dommage que les principales boutiques musicales se trouvent dans ce quartier, je suis une grand utopiste, je souhaiterais que la musique ne soit pas destinée qu'aux riches. je pense que dans la tête des gens, la musique classique, "c'est pour les morts" dixit une de mes tantes...
bref, nous entrons dans le magasin tenu par une espèce de type complètement con, oui, j'ose le dire, je le connais depuis longtemps maintenant et il ne daigne toujours pas dire bonjour aux prolétaires que nous sommes. il ressemble à une espèce d'épouventail bien fringué et ne parle qu'aux personnes qui veulent lui acheter un piano à queue Yamaha, le plus cher possible. un con quoi. et les vendeurs ne valent pas beaucoup mieux.
je demande mon métronome et le vendeur commence à me sortir différents modèles. mon élève est un petit ouvrier, il bosse à l'usine, je lui ai promis de lui prendre le moins cher possible, c'est ce que je dis au vendeur qui me regarde en haussant un sourcil, et d'un air de me trouver particulièrement nulle et conne, me dit "bien, c'est comme vous voudrez". ce petit gadget me coûte quand même la modique somme de 30.10€ et c'est le modèle le moins cher. je ressors assez vite, je me sens vraiment mal dans ce genre d'endroits. d'ailleurs, je ne suis pas la seule. ma mère qui observe les guitares en se demandant où est le prix n'a pas l'air très à l'aise non plus.
en descendant la rue, je remarque un magasin que je n'avais pas vu jusqu'à présent. c'est une boutique Tara Jarmon. faut dire qu'avant de lire de nombreux blogs de mode, les marques, c'était pour moi Zara et H&M. et puis, le reste, c'était de la haute couture quoi. je reste bouche-bée sur le trottoir d'en face et décide d'aller regarder la vitrine.
non, je n'entre pas. je sais d'ores et déjà que je ne pourrai rien m'offrir dans la boutique et qu'en plus, j'y serai mal à l'aise. déjà, dedans : juste deux vendeuses qui m'observent. elles doivent nous entendre parler avec ma mère ou plutôt hurler d'extase devant les prix affichés sous les jolies robes présentées en vitrine. ma mère, qui hallucine, s'esclaffe et crie qu'elle n'a jamais vu ça ! "240€ pour une robe !! mais c'est la moitié d'un RMI !" "ben oui, maman, mais les rmistes vont sûrement pas chez Tara Jarmon". on rigole quand même ! c'est vrai que c'est beau. mais le prix ! je ne pensais pas que c'était si cher. on passe donc notre chemin non sans être un peu gênées par les regards appuyés des deux vendeuses à l'intérieur.
on redescend par la rue des dominicains. pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une des rues les plus bourgeoises de Nancy. ils vendent même du Hugo Boss, ce qui est pour moi, le summum du luxe ! et on s'arrête un peu devant les boutiques pour admirer les prix. "oh ! regarde ! un tout petit sac à main à 480€ !" "oh ! là, je peux m'acheter cette petite broche, elle ne vaut que 80€ !". je ris un peu en voyant ma mère, j'ai l'impression qu'elle n'a jamais fait attention à ça ! elle semble découvrir qu'autour d'elle, un monde existe, un monde où les gens peuvent se permettre de claquer tout un RMI pour un sac à main. en plus, un tout petit sac à main, genre où tu peux juste mettre ta carte bleue...pardon, gold !
j'ai remarqué aussi une nouvelle boutique ! on a enfin un Body Shop, justement dans cette rue.
on a bien rigolé mais on n'a pas osé rentrer dans ces boutiques. pour nous, elles représentaient tellement tout ce que nous n'étions pas. et tout ce que, probablement, ne serions jamais...
déjà que la dernière fois, en rentrant chez San marina, j'avais l'impression d'être un éléphant dans un magasin de chaussures en porcelaine...
pour finir, ma mère est entrée chez Bata et s'est offert des chaussures à 25€ et je peux vous dire qu'elle était toute contente. et moi, j'ai passé une bonne journée. tellement bonne que j'en ai oublié d'acheter quelque chose et que j'ai offert un tee-shirt à ma petite soeur, comme ça, pour le plaisir. et que tout ça, le plaisir d'être en famille, de rire ensemble, de profiter d'un samedi pour se retrouver, le bonheur de pouvoir leur offrir une pèche à l'eau, et ben, ça vaut tous les sacs à main du monde...
parfois, j'ai tendance à l'oublier. et je ne veux pas oublier d'où je viens...
04 mai 2007
boulimique

de chaussures évidemment !
elles sont belles nan ?
j'hésite...je suis complètement folle...
craquera ? craquera pas ?
26 avril 2007
je suis amoureuse...
je suis une vile récidiviste mais il me les fallait. je les avais repéré il y a quelques semaines et je les adorais déjà. alors j'ai patienté, difficilement, jusqu'à la paye, qui, comme par hasard, est arrivée avec un peu de retard. mais les voilà chez moi, à mes pieds et je suis totalement in love d'elles. elles sont parfaites, tout simplement. je les aime !!!
pour fêter ça, je me suis payée deux petits hauts chez zara : une tunique rayée dans les tons gris et une blouse blanche trop mignonne. d'ailleurs, j'ai bien galéré, chez zara, plus que des tailles M ou L ! j'ai essayé 10 articles, deux seulement m'allaient, hop ! à la caisse. tout ça en une heure top chrono, avant d'aller bosser. aaaaaah, j'adore ce genre de journée.
aujourd'hui, direction le coiffeur. il faut absolument qu'il fasse quelque chose pour planquer mes cheveux blancs. en effet, mercredi, on m'a fait aimablement remarqué que j'en avais "plein" ! l'horreur...jusqu'alors, je pouvais nier, faire semblant de ne pas les voir, les snober quoi. mais à présent que mes élèves les ont vu et m'ont demandé si je savais, je dois faire quelque chose de toute urgence ! il en va de ma santé mentale puisque je commence à faire une fixette là-dessus !
seulement voilà : je suis châtain et je voudrais éclaircir. blond foncé par exemple. non pas blondasse ! mais le coiffeur m'a dit hier qu'il faudrait peut-être passer par un balayage !! et moi, je trouve ça moche les balayages ! il va falloir se montrer convaincante ! si vous avez des idées de ce que je pourrais lui rétorquer, c'est le moment ! parce que je sens que je vais regretter...c'est d'ailleurs pour ça que je ne suis pas allée dans un salon de coiffure depuis 5 ans au moins. à chaque fois, ils veulent lisser ma tignasse bouclée et me faire une coupe qui ne me va plus du tout une fois les boucles revenues !!
bon, ça y est, j'ai peur !
heureusement, mes chaussures me consolent !
léger ce billet hein ? ben oui mais ça fait du bien !!
19 avril 2007
et là, c'est le drame...
j'en avais pourtant pris soin, je la chérissais plus que tout, je la regardais avec amour...et voilà, la vie a eu raison d'elle et moi.
je ne comprends pas ce qui a pu se passer. elle était là, toute belle, parfaite, bien sous toutes les coutures. il a suffit d'une fois, d'une seule inattention...aujourd'hui, il ne me reste plus que mes yeux pour pleurer car je sens que rien ne pourra la remplacer. elle est à jamais perdue. pourtant, je la sens encore dans mon coeur, elle n'est pas morte. juste...là devant moi. mais ça n'est plus pareil. ça ne sera plus jamais pareil entre nous, c'est fini...
j'ai envie de pleurer depuis hier soir. il va falloir que je la range au fond d'un placard pour pouvoir tourner la page. je renifle en pensant amèrement à elle et à nos quelques virées à deux. l'effet qu'elle faisait avec moi. elle était si jolie. la vie est trop injuste. elle donne et reprend sans se soucier de nous, pauvres êtres humains, malheureux, démunis. c'était certainement le destin. c'est sûrement ce qui devait arriver.
c'est fini...cette phrase court dans ma tête depuis hier, depuis que j'ai su. elle me hante, le jour, la nuit. comment vais-je faire à présent ? tenter de retrouver une pareille harmonie serait une folie. combien de fois dans une vie peut-on se vanter d'avoir trouvé LA chaussure à son pied ? le grand amour peut-il submerger un coeur deux fois de suite ? j'ai toujours pensé que non. aujourd'hui, je peux dire que je suis en deuil. et elle ne peut même plus m'aider dans cette galère.
elle était si parfaite. à présent, elle est juste...trop courte.
de quoi ?
ben ma robe noire !! elle a rétréci au lavage ! je suis dégoûtée, écoeurée, je me roule par terre en sanglotant vainement depuis hier soir. elle m'attendait sur un cintre. j'avais bien vu qu'elle n'était plus exactement la même mais j'avais refusé d'y penser réellement. et puis, hier, en rentrant du boulot, il a bien fallu que j'en aie le coeur net. tremblante, je l'ai prise sur son cintre, je me suis déshabillée pour me faire à l'idée. je savais que ça serait difficile, que plus rien ne serait plus pareil après ça. je l'ai enfilé lentement, j'avais trop peur du reflet dans le miroir. il faisait sombre mais je n'ai pas voulu allumer la lumière. je détournais mes yeux, trop triste de devoir constater l'inacceptable...puis, j'ai trouvé le courage de me regarder...et...
AAAAAAH ! un long cri strident j'ai poussé. et je suis tombée à genoux. car justement, elle m'arrive plus haut que le genoux ! même au milieu de la cuisse...je suis verte. je suis triste. je suis amoureuse de cette robe. et tout ce qu'elle a trouvé à faire, c'est rétrécir dans ma machine à laver. je suis dégoûtée.
NAFNAF m'a tuER.

















