Anna Chronick's

les chroniques d'une jeune prof en quête d'elle-même

04 mai 2007

fidèle, oui, mais...

(réflexion intérieure : poste ou poste pas...gratgrat...)

chaque fois que j'entends ce mot, c'est pas ma faute, je pense à un chien. "le chien est le plus fidèle ami de l'homme."

bon, oui, je suis fidèle. mais quand je dis ça maintenant, je pense à castro. avouez que c'est pas glamour comme image.

fidèle, oui mais...

ce matin, dans mon lit, tandis que j'hésitais à me lever, me prélassant avec les deux chats, je me posais des questions sur la fidélité. une notion particulièrement chère à notre société. c'est vrai quoi, même sans en parler, on attend tous de notre chéri(e) qu'il ou elle nous soit fidèle. c'est clair. sauf que souvent, nous, on a du mal à envisager d'être fidèle toute une vie à la même personne. nan ?

c'est un peu tabou comme sujet dans un couple. si tu balances à table, entre deux bouchées de barbaque saignante, "chouchou, je ne sais pas combien de temps je vais te rester fidèle.", le chouchou en question va certaienement recracher sa viande et tâcher sa belle chemise. de plus, il ou elle risquerait de très mal le prendre. alors qu'en fait, je suis certaine que tout le monde se pose la question de temps en temps.

oui mais n'en parle pas. ça se dit pas, chut, tais-toi.

dans une vie, on a toujours soif de nouveauté pour plein de choses.
la mode : on essaie les nouvelles tendances avec plaisir. on jette son slim et on saute dans un jean large, gaiement, sans remords.
le boulot : si on a une super opportunité ailleurs, on ne se pose même pas la question, on FONCE !
mais ce qu'on aime bien, aussi, c'est l'idée de pouvoir revenir en arrière si jamais le nouveau truc ne nous convient pas. alors on va rechercher ce slim qui nous allait si bien, au fond du placard parce que finalement, avec lui, c'était pas si mal...

le problème, c'est qu'on ne peut pas faire pareil avec son mec ou sa nana. alors, comment on fait ? je vous pose la question.

il y a des gens qui vous diront que "si jamais, t'as envie d'aller voir ailleurs, c'est que tu n'aimes plus. ". c'est complètement réducteur. et faux. on peut avoir envie de flirter avec quelqu'un, juste pour le plaisir de séduire et d'être un peu séduite, nan ? c'est super moche de l'écrire j'ai l'impression, c'est choquant peut-être, je ne sais pas, je ne fais que me poser des questions.

entendons-nous bien : je l'aime, il m'aime, on s'aime. pas de problèmes, pas de disputes, pas de manque, pas de non-épanouissement. juste la vie qui passe et les tentations qui sèment nos routes. je pense que tout le monde vit ça un jour ou l'autre. bon, alors, on résiste si on est "quelqu'un de bien". n'est-on pas, à force, au bout de 10, 15 ou 20 ans, un peu frustré ? sincèrement ? non ? hum...

la fidélité, c'est important pour la survie d'un couple. d'ailleurs, combien d'entre nous sont aptes à imaginer leur chéri(e) dans les bras d'un(e) autre sans péter les plombs ? cependant, combien sont prêts à sacrifier tout le reste, à évincer sans remord chaque occasion, à faire abstraction de tous(tes) les autres ?

une fois, j'ai entendu une psy dire à la télévision : "il faut imaginer l'autre, celui avec lequel on vit, être cet inconnu. et s'offrir avec lui un moment interdit." à méditer...

voilà ! c'était l'idée du moment en direct de mon cerveau !

NB : je précise, au cas où, que je n'ai rencontré personne (doux, si tu passes par là, ce n'est pas autobiographique), juste que je me posais la question, comme ça, à long terme, dans l'absolu quoi...

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30 avril 2007

vie privée vie publique

j'écris ici quotidiennement. j'écris mes histoires de prof, mes histoires de fille. parfois futile, parfois utile pour moi, toujours pour moi, égoïstement. j'ai besoin de cet espace et je fais en sorte qu'il me ressemble. jusqu'où je peux aller ? qu'est-ce que je risque en dévoilant mes mots, mes coups de coeur, mes coups de gueule ?

vous connaissez certainement l'histoire cette petite anglaise qui s'est carrément fait virer de son boulot pour avoir blogué. pourtant, elle dit qu'elle ne parlait quasiment pas de son travail, ni de ses collègues, ni de son boss. et elle s'est fait virer. est-ce que je prends ce risque ? est-ce que je vis dangereusement ?

il y a quelques jours, j'ai écrit sur mon patron. je me demandais à cet instant, en écrivant l'article peu élogieux sur lui, si je pouvais le faire. parce que s'il tombait sur ce blog, il prendrait certainement très mal ce billet qui lui est consacré. forcément. devrais-je nier ? y a-t-il des chances pour qu'il tombe ici par hasard ? dans mes statistiques ce matin, j'ai vu quelque chose qui m'a vraiment interpellé. je ne sais pas si c'était une coïncidence ou non, je ne sais pas qui se cachait derrière l'adresse IP mais tout de même, j'ai eu un peu peur. un petit frisson en me disant "merde, et si c'était elle ?".

souvent, je me raconte sans même réfléchir aux conséquences. tout simplement parce que je me sens bien sur mon blog. je me sens bien quand j'écris, plus encore que quand je bosse, je préfère rester devant cet écran, trouver mes mots, les mettre dans l'écran, plutôt que de glandouiller devant la télé ou même faire le ménage, ou aller me balader, errer dans les rues. j'ai besoin d'écrire. peu importe que ce soit lu, peu importe que ça plaise, finalement. ici, je suis chez moi. et ça change tout.

depuis que je tiens ce blog, je me retrouve un peu. il est donc important. alors, si je me pose la question "est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?", j'ai automatiquement la réponse. oui ! ça vaut le coup, ça vaut tous les risques du monde. parce que je me suis retrouvée, parce que je me lève le matin avec l'envie de faire quelque chose, parce que je réfléchis à des sujets d'articles, parce que je peux réécouter de la musique, parce que je ne reste plus devant mon piano sans savoir quoi faire.

c'est peut-être con, mais depuis que j'écris ici, j'ai un but tous les matins. je sais pourquoi je vis, pourquoi je me lève. c'est devenu mon moteur.

bref, si quelqu'un venait à me reconnaître, avant de me débiner, avant de me jeter, lisez-moi. au moins par courtoisie ou curiosité.  ensuite, vous pourrez faire de moi ce que vous voudrez. moi, je continuerai à écrire. écrire. écrire...

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25 avril 2007

j'aime pas la politique

grolanddéjà parce que, honnêtement, j'y comprends pas toujours grand chose. c'est vrai. j'ai des opinions, faut pas croire. m'enfin je doute que mes connaissances en la matière soient suffisantes. fût un temps où je voulais faire science-po puis l'ena. mouarf ! heureusement que je n'ai pas tenté le coup. je me serais vautrée royalement (!)...

ça me fait penser que, dans le temps, j'avais côtoyé un mec qui préparait science-po et qui devait apprendre quelques expressions pour éviter de parler "comme tout le monde". si, si, c'est important. alors pour ne pas dire "il est mort", il fallait dire "il a passé l'arme à gauche" ou "il a trépassé". ça me faisait trépasser de rire moi. je trouvais ça tout bonnement ridicule.

j'aime pas la politique parce que ça fait que les gens, y s'engueulent comme du poisson pourri. on appelle ça un "débat". ouai, moi je dis qu'ils feraient mieux d'enfiler des gants de boxe et de se taper sur la tronche. ça serait nettement plus franc et surtout rigolo ! on voterait ensuite pour le vainqueur. non ? ok, je sors.

j'aime pas la politique parce qu'aussi, ça te fait t'enguirlander avec tout le monde : ta famille, tes potes. parce que tout le monde y va de son petit avis et que personne n'est jamais vraiment d'accord. forcément...

t'es tranquille à table quand quelqu'un a le malheur de commencer à déblatérer sur un des candidats. et là, c'est le drame. on commence à "débattre" mais là encore, ça ressemble à se "battre" plutôt que de s'écouter.

j'aime pas la politique parce que finalement, les politiciens, y font que parler. c'est bien beau de parler. c'est ce qu'ils font de mieux. le problème, c'est que comme ils ont fait science-po, personne n'y comprend rien. alors, on écoute, incrédules. et on essaie juste d'avoir assez de temps pour décoder ce qu'ils ont dit avant d'aller dans l'urinoir...euh, non ! l'isoloir ! et de mettre le bulletin dans l'urne. vas-y, connecte tes deux neurones en prévision du 2 mai, ça risque d'être intéressant.

j'aime pas la politique parce que déjà toute petite, mon oncle, gréviste professionnel de son état, me traitait de "gauchiste en peau de lapin". aujourd'hui encore, je me demande ce qu'il voulait dire par là. moi je voulais voter, à l'époque, pour laguiller ou pour voynet. parce que j'aime pas qu'on tue les phoques. et j'aime pas qu'on paye mal les ouvriers. je dois toujours être une gauchiste en peau de lapin.

j'aime pas la politique parce que ça rend les gens véhéments, vindicatifs, énervés, sûrs de leurs opinions et qu'en plus, tu découvres des facettes d'eux que tu ne soupçonnais pas. oui, j'aimais bien dieudonné. mais depuis que je l'ai vu rejoindre le borgne l'autre soir, je le vomis allégrement. je suis déçue, déçue. et hémétophobe.

en fait, la politique, c'est un truc inventé pour faire chier les gens. parce qu'au final, c'est toujours la même chose. tu écoutes, tu essaies de comprendre, tu votes, parfois t'es content, parfois t'es pas content. au final, t'es toujours déçu parce que personne ne va changer le monde. non, ne rêve pas. personne ne va changer le monde. t'auras pas plus de sous. ou si t'en as, tout coûtera plus cher. et au final, de toute façon, ça va recommencer 5 ans plus tard.

moi je dis qu'on devrait passer au système grolandais !

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23 avril 2007

où sont les hommes ?

anne_geddesnon, je ne vous parlerai pas des résultats des élections qui, loin d'être aussi catastrophiques que je l'imaginais, ne sont pas totalement réjouissants si l'on fait le calcul...

je veux vous parler d'une conversation que j'ai eu hier après-midi avec l'homme. et de celles que j'ai pu entretenir avec les mères de mes élèves. les "desperate housewives" du monde réel.

je constate que ce qui revient dans ces brefs entretiens avec elles, après les cours, lorsqu'elles viennent récupérer leurs bambins et qu'elles me confient leurs malheurs qu'une chose revient souvent : l'absence du papa. c'est hélas récurent. et consternant à mon sens.

ce qui me choque, ce sont ces phrases qui leur semblent devenues si naturelles : "je m'occupe de tout à la maison", "je ne m'en sors plus avec les devoirs, la cuisine, le boulot", "je suis débordée / au bout du rouleau.", "le papa n'aide pas beaucoup / ne dis jamais rien / n'est pas souvent là / ne s'occupe pas beaucoup des enfants."...

à l'heure où certains pères revendiquent leur paternité haut et fort et portent leur bébé fièrement, je suis consternée de voir que ça n'est apparemment pas la généralité. si on regarde de plus près, les pères n'ont pas vraiment pris leur rôle à la maison. ils bossent, ramènent certes le fric à la maison. cependant, toutes ces mères travaillent également et font en plus de leur boulot le ménage, la bouffe, le repassage, l'aide aux devoirs. ce sont elles qui emmènent les gamins à la musique le mercredi, elles qui attendent dans la voiture pendant le cours, parfois avec les 2 autres enfants. ce sont elles qui sacrifient leur temps, tout leur temps à l'éducation des enfants.

et finalement, elles sont dépassées. et totalement déprimées. fatiguées, harassées. combien de fois je les ai vues complètement overbookées, courir dans tous les sens :"pas le temps, je dois aller chercher le petit dernier au foot" ou "il faut que j'aille faire les courses, j'ai à peine une demi-heure". vite ! vite !

je discute avec ses dames et je les plains sincèrement. est-ce qu'elles s'étaient imaginées que leur vie serait ainsi ? est-ce que, lorsqu'elles ont décidé de faire des enfants, leur mari les a prévenu "je te préviens tout de suite, je ne m'en occuperai pas."...je n'exagère pas. je vous assure que toutes les mères de famille que je rencontre sont seules à élever leurs enfants. parfois, jusqu'à quatre. "et le père ?" je demande innocemment. elles lèvent les yeux au ciel. parfois, elles leur trouvent des excuses. oui, il travaille. ah bon ? et pas elles ?

je trouve ça juste terrifiant. à l'heure où je me pose des questions sur le fait de concevoir un jour un enfant, je sens le désir fort de devenir mère, j'en parle à mon homme. qui m'apprend que toutes ses collègues féminines vivent la même chose ! puis je lui demande ce qu'il en pense.  et là, il me dit "c'est normal.". je tombe des nues. il m'explique par A+B que, certainement ça se passerait de la même façon pour nous. "regarde : si je rentre à 18 h, tu auras déjà fait beaucoup de choses avant que je n'arrive chez nous. c'est toi qui iras chercher les enfants à l'école, toi qui leur feras faire les devoirs, toi qui auras rangé la maison. toi qui prépareras le dîner puisque je ne sais pas cuisiner." je suis outrée. n'y a-t-il aucun moyen de contourner cette vérité ? d'apprendre à s'occuper d'une maison, d'apprendre à s'occuper des enfants ? et pourquoi n'envisagerait-il pas de quitter assez tôt son travail pour aller chercher les enfants à l'école ? moi aussi je travaille ! mais ce serait à moi de m'organiser pour quitter plus tôt ? ou carrément arrêter de travailler ?

ça m'a largement refroidi. je l'admets. non pas que je n'ai plus envie d'avoir un jour un enfant. mais surtout que je n'ai pas envie d'être seule à l'élever. c'est bien beau d'aider à la conception, de réclamer le droit d'être père. encore faut-il en assumer les conséquences ! je comprends mieux pourquoi toutes ces femmes, toutes ces mamans ont le regard triste et le cheveux mal coiffé. j'avoue que je ne me doutais pas que pour elles, la vie était si dure...et qu'en plus, elles sont coincées. retenues en otage par la maison qui n'est pas finie de payer et les enfants qui sont petits. pas d'autres choix pour elles que de subir, rester, assumer seules.

j'espère juste que l'homme avec qui je vis, que j'aime, depuis quatre ans parviendra à changer d'opinion. sinon, ça sera sans moi, désolée.

NB : je n'attaque pas tous les pères, je ne me permettrais pas. je me pose simplement des questions. je pensais que les moeurs avaient changé. peut-être pas tant que ça finalement...

photo : anne geddes

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15 avril 2007

J-7

j'angoisse. à mort. j'ai juste l'impression que mon existence repose sur les épaules de millions de gens. et c'est vrai. et ça m'angoisse terriblement.

je ne sais toujours pas pour qui voter. la peur me pousse à me dire que je vais voter utile. même si je n'en éprouve pas vraiment l'envie. et puis, même si je le fais, je ne suis pas sûre que ça change les résultats.

je ne suis pas une pro de la politique. mon opinion manque certainement de données essentielles. je sais juste ce que je ne veux pas. et voter contre me rend triste. oui, triste. parce que je ne peux qu'envisager le pire. et me résoudre à aller à l'encontre de mon sentiment.

je vais aller pour la première fois aux urnes. sans conviction. sans foi. et puis espérer. comme des millions de gens. devant ma télévision. prier.

peut-être que j'exagère. après tout...je ne sais pas.

je suis juste angoissée. et quand c'est le cas, je ne suis pas rationnelle. je n'y parviens pas.

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11 mars 2007

expo surréaliste à Dombasle

ce dimanche, après le repas chez belle-maman adorée, nous avons pris la route pour découvrir cette fameuse exposition de Luis Navarro. j'étais tombée par hasard sur un reportage deux jours auparavant, sinon, je pense que je n'aurais jamais su qu'un peintre surréaliste, dernier de ce courant, exposait dans cette toute petite ville. les quelques extraits que j'avais pu apercevoir des tableaux m'avaient énormément plu, c'est donc avec plaisir que nous y sommes allés aujourd'hui. qui plus est, l'entrée est libre, juste un catalogue acheté à l'entrée, pour la modique somme de 2.50€. et la participation au tirage au sort pour gagner un tableau ou une sculpture!

bref, on pénètre dans la salle polyvalente, il n'y a pas énormément de monde, mais tout de même, le public est au rendez vous et souriant. quelques peintres locaux profitent de l'occasion pour s'exposer également et je dois dire que certains m'ont carrément bluffé! les oeuvres sont à vendre mais bien trop chères pour nos moyens, c'est dommage car il y a vraiment des tableaux superbes!

c'est plutôt bien pensé, les paravents qui font comme des allées, la lumière du jour qui éclaire très bien les tableaux, et tout au fond, sur l'estrade, le clou du spectacle, l'invité d'honneur Luis Navarro. je lis le petit résumé de sa vie et j'apprends qu'il est espagnol, né en 1935. il est peintre mais également musicien guitariste, ce qui explique quelques unes de ses oeuvres. il a rencontré Picasso en 1969 qui l'a encouragé à continuer à peindre car "tu as trouvé le plus difficile pour un peintre: un style reconnaissable, sans même qu'on lise ta signature..."
Luis Navarro est un perfectionniste qui a du mal à se séparer de ses tableaux. il en a pourtant plus de 400 ainsi que 400 dessins! il organise tout de même une rétrospective à paris en 2005.

quelques uns de ses tableaux sont donc exposés et je suis complètement subjuguée par ses toiles. j'adore la rondeur des visages, les couleurs, la chaleur de certaines, ce qu'elles représentent.
en voici quelques unes :

SP_A0587
L'amoureux et la coquette
SP_A0589
l'attente de l'enfant désiré
(les autres sont vraiment trop floues, je suis dégoûtée!)

nous prenons le temps de tout regarder, il y a même certains peintres qui exercent leur art au milieu des allées. c'est parfois drôle, parfois moches (osons le dire!) et parfois, vraiment très beau!

je découvre déjà deux oeuvres de Sabine Bernaudin qui me plaisent énormément :

Bernaudin_sabine
la ménagère 
SP_A0579
la lavandière
superbes effets de matière dans la peinture, qui évidemment ne se voit pas avec l'appareil photo du téléphone portable. j'aime les sujets, la lumière, la technique picturale, bref, tout-à-fait mon genre de peinture. Sabine Bernaudin vient de Rambervillers, dans les vosges. ici, ce sont deux tableaux peints à l'huile, il n'y avait que ceux-là, vendus 600€ chacun.

puis, deux tableaux d'Agnès Salle (qui est de Laneuveville aux bois) attirent notre attention à tous les deux :

Salle_306
SP_A0582
pas de titres pour ces deux oeuvres mais j'aime également beaucoup, la texture, les couleurs et surtout le corps et le visage des femmes représentées (la même peut-être). c'est de l'acrylique, elles valent chacune 280€. là encore, c'est cher pour nous mais croyez bien que si nous avions pu, nous nous serions offerts une des deux toiles!...

puis une dernière toile attirera notre attention, tous les deux admiratifs, celle de Marie Thé Nussbaumer de Laneuveville :

SP_A0581
le fumeur, une toile très travaillée, chaque trait de l'homme est dessiné avec réalisme, c'est très beau, très réussi. elle utilise un pseudo pour signer mais je ne me le rappelle pas, hélas. la toile coûte 400€.

à signaler également : deux annexes à l'exposition dont une réalisée par les écoliers de la ville, une salle mignonne comme tout, à visiter également! :)

SP_A0592 SP_A0590

l'expo donc: du 10 au 18 mars, de 14h à 18h à la salle polyvalente de Dombasle, entrée libre.

courrez-y!

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08 mars 2007

22, vlà les flics!

j'ai toujours eu une appréhension, une peur du flic assez singulière. je n'ai pourtant rien à me reprocher, je ne deale pas, je ne tue personne, jamais, même pas mes élèves, je suis sage comme une image. et pourtant...depuis que j'ai mon permis, chaque fois que je croise la police, j'ai une boule dans le ventre, j'ai envie de faire demi-tour aussi sec, même si je me trouve sur l'autoroute, ce qui serait pour le moins débile. mais je ne peux pas contrôler. la peur du flic fonctionne très bien sur moi...

et puis, récemment, j'ai découvert ce blog et ma vision des choses a changé. parce que je n'imaginais pas, c'est vrai, qu'un flic pouvait avoir autant d'humanité. encore moins de poésie et de talent pour l'écriture. j'ai découvert les mots de cette femme par hasard. et ils m'ont bouleversé. parce que j'aime les gens qui écrivent, parce que j'aime lire les histoires des autres, parce que je suis sensible et que j'aime beaucoup les gens, malgré tout...

son blog a attiré l'attention d'éditeurs, et elle publie son livre, il sort aujourd'hui. journée de la femme, ou pure coïncidence, il paraît le 8 mars et je l'ai commandé depuis plusieurs jours pour le lire tranquillement chez moi.

il est vrai que sur un blog, les mots viennent et s'en vont, ils sont parfois commentés par d'autres et puis, l'écran, c'est froid, on ne peut pas corner les pages, ni souligner certains passages qu'on a aimé. alors, pour garder la primeur, je n'ai pas lu tout le blog, juste quelques extraits. et je suis restée tellement scotchée par son écriture que je me suis dit: ce bouquin, il me le faut.

lorsque je l'ai commandé, j'ai aussi acheté le bouquin de Ron l'infirmier, par curiosité et puis parce que lui aussi vient de la blogosphère. j'ai hâte de découvrir également celui-là. ce qui me fascine, ce sont ces gens, qui, au départ, écrivait dans l'ombre, bien à l'abri chez eux, sur un blog, simple, efficace. leurs mots ont su appeler les lecteurs puis les éditeurs. certainement qu'ils ne faisaient que parler d'eux pour exorciser, parce qu'ils aimaient les mots également et qu'ils avaient envie d'essayer, juste pour voir...et puis ça a marché pour eux, parce que le talent était au rendez-vous....

alors, ces deux livres, je suis contente de les avoir commandé. parce que ce sont des vrais gens, accessibles, qui racontent des vraies choses avec des mots justes et c'est tout-à-fait le genre de lecture que j'affectionne...

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17 février 2007

la môme

ce soir, je suis allée au ciné voir le film dont tout le monde parle: "la môme".

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je ne sais pas trop quoi en penser à vrai dire. c'est vrai que la performance d'actrice de marion Cotillard vaut le coup d'oeil. elle est vraiment méconnaissable, transformée. elle habite le personnage d'une façon magistrale et porte tout le film sur ses frêles épaules.

je ne suis pas fan de Piaf, mis à part quelques chansons. j'aime bien celle où elle parle de la java. je sais plus le titre. et puis, c'est vrai qu'elle reste une légende de la chanson française. cependant, c'est pas trop mon trip à moi quoi. je préfère brel ou ferré.

hormis ça, j'avoue que j'ai trouvé le film un peu long. je pense qu'il y a des scènes qui auraient pu être enlevées sans pour autant dénaturer le propos. du coup, certains passages insistaient vachement sur le côté mélodrame et j'ai du mal avec ça. c'est comme si on voulait forcer le spectateur à pleurer, en lui assénant des scènes vraiment atroces à coup de massue sur le crâne.

le passage où elle apprend que Marcel (son boxeur) est mort dans l'avion, je l'ai trouvé très émouvant par contre. je me suis mise à sa place et j'ai vraiment souffert de m'imaginer dans une telle situation. y a-t-il quelque chose de pire que de perdre ainsi, celui qu'on aime? encore une fois, Marion Cottillard incarne le personnage à fond et dans cette scène elle est foudroyante de justesse.

j'ai trouvé Sylvie Testu très belle dans le film aussi. on la voit rarement au cinéma je trouve. mais elle est très émouvante...

que dire? je n'ai pas tout compris quant à l'histoire de sa petite fille à elle. on ne l'apprend qu'à la fin, on ne comprend bien quand elle l'a eue et ce qui s'est passé. je pense que c'est un point qu'ils auraient pu développer pour mieux comprendre qui elle était vraiment.

car finalement, on apprend juste qu'elle était alcoolique et complètement droguée, qu'elle hurlait à longueur de temps sur ceux qui l'entouraient et qu'en gros, elle était jamais contente! c'est quand même bizarre pour un hommage non? et puis, chaque fois qu'on la voit sur scène, elle fait un malaise, tombe dans les vappes et est obligée d'arrêter sous peine de mourir en public. c'est assez étrange. était-elle réellement cette mégère alcoolisée? ce n'est pas l'image que je me faisais d'elle mais peut-être que je me trompais.

c'est un beau film en somme si on aime le style. je l'ai trouvé juste un peu trop larmoyant, ça n'est pas mon style de cinéma à la base je pense. et puis, un peu long tout de même.

en tout cas, il va faire un carton! y avait au moins 200 personnes dans la salle et les gens ont applaudis à la fin de la séance!

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01 janvier 2007

Volver

13969j'ai eu l'occasion récemment de revoir ce film d'almodovar, Volver que j'avais déjà adoré au cinéma lors de sa sortie.
ce film donc est un bijou et Peneloppe Cruz y est tout simplement superbe. je ne l'avais jamais vu dans un bon rôle il faut dire. ça change!

à vrai dire, j'ai adoré ce film pour beaucoup de choses. déjà, l'ambiance, l'espagne, ses couleurs, la musique...et puis je trouve l'histoire magnifique! les liens familiaux, y a pas à dire, ça inspire les auteurs! c'est vrai, ces choses qu'on se transmet, sans même parfois le savoir, ces secrets lourds, difficile à traîner, ça a de quoi tisser de nombreuses intrigues.

ma scène préférée, c'est le moment où péneloppe Cruz s'installe sur la terrasse du restaurant pour chanter. il y a quelque chose là-dedans qui m'émeut, qui me touche vraiment beaucoup. je me demande si c'est elle qui chante d'ailleurs. mais dans cette scène, il y a quelque chose de sincère, de vrai, et dans cette voix qui s'élève, il y a toutes les saveurs de la vie et tous les regrets et toutes les blessures...moi, j'adore.

et vous?

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