Anna Chronick's

les chroniques d'une jeune prof en quête d'elle-même

27 juin 2008

to be or not to be...

je suis en face d'un dilemme...

depuis quelques mois, je passe mon temps libre à composer. et chanter. jouer du piano, chanter, écrire, m'enregistrer, arranger mes chansons.

j'adore ça.

et j'ai envie de le faire bien. c'est-à-dire que je viens d'investir dans une bonne carte son par exemple et que je m'accroche à ce projet de scène avec Lucie. seulement, je sens que j'ai envie de basculer vers la chanson. et prendre un jour mon courage à deux mains pour essayer de chanter moi, de jouer, de faire un peu de scène même si je ne rêve pas d'une carrière de fou...

je sais bien que ça peut paraître dingue.

jusqu'à maintenant, je n'ai jamais pensé à ma carrière perso. je veux dire que je pensais ne faire qu'enseigner et point. même si enseigner, ça me plaît, je pense aujourd'hui que ça ne me suffira plus. j'ai envie de faire ma musique aussi. et pas seulement essayer de transmettre ce que je sais.

mais pour y parvenir, il faut acheter du matériel par exemple. je veux dire que sans matériel, de toute façon, ça restera entre les 4 murs de mon salon.

bien sûr, ça ne fera pas tout. mais déjà, si je peux faire quelques enregistrements de "qualité", il faut que j'investisse un minimum.

d'où l'achat de la carte son. pour laquelle j'ai économisé quelques mois. et pour laquelle j'ai cessé le shopping. :-D

et là, je réalise qu'il me faudrait un bon micro. parce que sur la carte son, mon petit micro prêté gentiment par Lucie, ben, ça va pas. et un micro, c'est un nouvel investissement. c'est un peu s'engager pour de bon dans cette voie en fait.

et comme je me dis que ça fait des sous, je me dis que si je fais tout ça pour rien, ça sert à rien. bref, voyez, je tourne en rond chez moi. j'ai du temps et je peux pas bosser sur mes chansons parce que mon micro ne marche pas et je me dis que je pourrais acheter un bon micro mais en même temps, je me dis que peut-être je vais investir pour rien parce que jamais je n'arriverai à faire quelque chose dans la chanson.

bref, je suis paumée. je sais pas quoi faire...

bon, en même temps, ça coûte pas si cher que ça mais à l'heure actuelle, alors que je vais entamer une période de chômage (toujours pas payée pendant les vacances ), je ne sais pas si c'est raisonnable. je ne sais pas si je le fais ou pas. j'aurais envie que Lucie soit là. j'aurais envie que mon homme soit là pour me dire de le faire.

je suis en plein doute sur moi, mes envies, mon avenir, mes rêves tout neufs...

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21 juin 2008

mini-jupe ?

une mini en jean soft, longueur mi-cuisse pour aller bosser ? est-ce que les profs osent la mini ?

je me pose la question : ai-je le droit ? comment les parents vont-ils me regarder ? certainement de travers, je n'en doute pas.

je suis donc habillée, prête à aller bosser, un samedi, jour de la fête de la musique en plus ! et je ne sais pas si je me change encore ou pas.

vaste dilemme n'est-ce pas ?

alors ? mini-jupe or not ?

c'est la question hautement philosophique du jour !

vais me changer et mettre ma robe de bure !...

Posté par annaellee à 12:22 - neurones en bataille - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2008

que feriez-vous si...

quelqu'un que vous aimez, quelqu'un qui compte pour vous, qui vous a guidé, qui vous a aidé, qui a fait que vous avez émergé, que feriez-vous si cette personne donnait l'impression de tomber, de sombrer ?

elle est devenue une amie et elle m'a fait assez confiance pour m'ouvrir les portes de son mal-être. elle m'a donné les clés et je ne sais pas quoi en faire. je la vois, elle dit "tinquiète, ça va". mais ses yeux disent le contraire. hier, elle tenait à peine debout et moi comme une conne, quand elle m'a demandé de la relayer, j'ai paniqué parce que je ne me croyais pas capable de le faire et j'ai réagi en me braquant. je l'ai fait quand même et ça s'est bien passé. mais sur le coup, j'ai pas assuré et peut-être que ça l'a blessé.

peut-être qu'elle m'en veut...

je la regarde et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter. je suis tellement impuissante et mes doutes font que je n'ose pas faire ce que je voudrais faire.

hier soir, en partant de l'école, je me suis dit que je devrais passer chez elle, voir si ça allait. elle avait l'air tellement mal en me quittant, plus tôt que prévu. ses yeux ne tenaient pas ouverts. je n'ai pas osé toquer à sa porte et je suis rentrée chez moi comme une idiote...

j'ai peur, d'arriver avec mes gros sabots et de lui faire mal alors que je voudrais le contraire. elle qui m'a ouvert les portes de moi-même et de mes capacités, je suis incapable de l'aider et je m'en veux. et chaque jour qui passe en la sachant si mal est une torture.

que feriez-vous si vous saviez que quelqu'un que vous aimez profondément, quelqu'un même que vous admirez, si cette personne était en train de tomber ?

...

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22 avril 2008

révélateur

oublier l'anniversaire d'une personne qu'on connait depuis très longtemps...

pour moi, ce sont des convenances même si j'admets que ça peut blesser. et puis, ma vie change. je suis débordée de travail et de projets qui germent dans ma tête. je ne sais plus quel jour on est, je n'ai aucune idée du temps qui passe. à part peut-être le décompte des jours jusqu'au 24 mai. obsédant.

je compte à rebours, je coupe, je dessine les décors, je regarde mon travail, je compose des pièces pour piano qui reflètent mon état d'esprit mélancolique et en même temps loufoque, grandiloquent. peut-être suis-je égocentrique. qu'importe.

pour une fois dans ma vie, je ne vis que pour moi et pour mes projets. je me mets au piano avec un plaisir que je ne cache pas. je créé. et même si j'ai des doutes, même si je me demande en quoi tout cela va m'être utile, je savoure ces instants. parce que, même si je suis fatiguée, stressée, angoissée, je m'appartiens.

parfois, je n'arrive plus à dire aux autres, à ceux qui m'entourent, qui me reprochent de ne pas être là, parfois, je n'arrive plus à leur dire pourquoi ou comment. je ne sais pas ce qu'ils attendent de moi. d'être comme avant, disponible, muette. peut-être plus docile.

je n'en ai pas envie. pas maintenant.

je ne me contente plus.

je vis. je respire. j'absorbe.

et malgré tout ce qu'on peut penser de moi, je me nourris toujours autant des choses qui m'entourent et des gens, et des enfants que je cotoie.

par exemple, souvent, je pense au petit Robin. un petit garçon qui m'enchante tous les mercredis en cours d'éveil musical. il a une voix rauque, malgré ses trois ou quatre ans et il marche déjà comme un petit homme. il court, il rit et chante en playback. je le regarde et je souris et parfois je ne peux m'empêcher de rire de ses bêtises.

et puis, je regarde mon jacques grandir et devenir. et ça me remplit de bonheur et de fierté parce que je sais que quelque part, tout au fond en cherchant bien, j'ai une part de responsabilité dans ce changement. et quand il joue Kabalevsky en racontant son histoire, il m'émeut.

et puis, il y a ces petits choristes qui apprennent les pas de leur chorégraphie et qui s'appliquent enfin. et sur leur visage je lis leur implication. et leur joie.

et tout ça me remplit. je ne suis pas que cette fille triste qui pleure un soir de pluie. mais toute cette joie me sert à écrire, noircir des portées, composer une valse triste qui tout à coup se change en joie indicible. et tant pis si c'est nul. moi ça me fait du bien.

j'ai oublié son anniversaire. peut-être que je suis méchante. en fait, sûrement que pour moi, ça n'a plus d'importance. mais à travers mon écran, j'ai bien senti qu'elle m'en voulait. tant pis qu'elle a dit.

c'est ce que je pense aussi. il y a des choses que je ne peux pas dire, des mots que je n'ose pas prononcer, des phrases qui m'ont assassiné souvent, des mots qu'elle-même a dit, sans peut-être se rendre compte du mal qu'ils me faisaient. des choses qui m'ont rabaissé. elle a pensé à mon anniversaire. pas moi.

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07 février 2008

pourquoi ?

y a des jours comme aujourd'hui où tout semble aller de travers.
un coup de fil qui me déprime, un répondeur qui enfonce le clou, des larmes qui me brûlent les yeux mais ne peuvent pas sortir, une migraine latente et une tête qui me déplait.

y a des jours où on voudrait simplement rester dans son lit, rester tout seul, ne pas voir, ne pas affronter. des jours où on se demande pourquoi on fait ça ou comment le faire mieux. et pas de réponses en fait à ces questions.

y a des jours où j'ai juste envie de dire merde à tout. de me dire que c'est pas grave. mais j'y arrive pas. ça compte trop, c'est en moi.

y a des jours où en lisant juste son cosmo en prenant son café du matin, on réalise ce qu'on est et on réalise à quel point c'est nul.

je suis au fond du fond et je ne sais pas pourquoi. je ne sais pas comment faire pour être une bonne prof, une belle personne, comment être mieux, comment changer mes défauts.

peut-être qu'il ne faut rien faire, rester telle qu'on est. c'est dur. s'accepter, c'est dur. et là, dans ma robe à 55 euros made in france, je me sens pitoyable. pas d'envies, pas de force, pas de motivations.
pas de courage pour me regarder.
pas de mots pour mes élèves.

parce qu'ils ne me rendent pas aussi bien que je le voudrais, quand je me décarcasse mais par contre me mettent dans la tronche tous mes défauts : tabagisme passif ou trop "cool".

devenir froide et muette. parfaite. lisse.
devenir ce que je ne suis pas.

pour leur faire plaisir...

je me demande si j'ai une note sur note2be.com, tiens.

je suis mal pardon, en pleine crise de doute, en plein remise en question, en plein marasme. j'ai envie de crier au secours mais je ne peux pas. parce que c'est infondé pour certains, pas grave pour les autres.

pfffff...désolée...

oh et puis merde ! j'en ai marre d'être désolée, tiens ! c'est peut-être ça le problème. arrête de t'excuser d'exister !

"i refuse to be a victim" comme dirait l'autre dans ce film que j'avais adoré...

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08 janvier 2008

j'ai presque fini !!

ça fait des jours, voire des semaines que je planche sur ce morceau. le final de notre comédie musicale. il fallait quelque chose pour conclure et conclure, c'est toujours, toujours, toujours très compliqué. bien sûr, il faut que ce morceau soit génial, bon, ou au moins, vraiment bien. parce que c'est la fin et que c'est ce qui va rester dans la tête des gens le jour J.

et puis, il faut que ce morceau soit joyeux, oui, parce que l'histoire finit bien, et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. rappelons que ce spectacle a été écrit pour nos élèves, principalement des enfants et que rien ne sert de leur pourrir la tête avec la réalité de ce monde. (je divague...)

le premier jet pour ce morceau n'était vraiment pas terrible. je l'avais bouclé fin août, juste avant la rentrée, il fallait qu'on ait tout pour le 4 septembre, pas le temps de peaufiner ce dernier. mais je n'étais pas satisfaite, comme d'habitude. alors, je l'ai laissé en me disant que j'y reviendrais.

Lucie et ses idées sont venus vendredi. j'avais apporté mes idées aussi. et, avec à nous deux environ 80° de fièvre, on a réussi à pondre plusieurs mélodies. et puis voilà, la base de travail était là. et depuis vendredi, soit 5 jours entiers quasiment, ces mélodies me persécutent. le challenge : écrire une pièce pour tout le monde, c'est-à-dire tous les instruments de l'école (saxo, trompette, flûte, guitare, piano, violon, batterie) et tous les chanteurs (la chorale plus les solistes). autant boire la mer tout de suite !

mais je crois que j'ai presque fini. oui bien sûr, c'est pas du Beethoven. mais tant mieux parce que ce n'est pas ce que je recherchais. oui bien sûr, il va y avoir des critiques, des râles parce que peut-être que certains trucs ne sont pas bien écrits pour l'instrument. trop haut, trop grave, trop dur, trop mou. j'en sais rien. mais je suis contente parce que malgré toutes ces contraintes, je crois que je m'en suis pas mal sortie. c'est pas parfait mais je suis fière (un peu) de moi. et quand j'écoute, ça sonne plutôt pas mal !

reste à savoir si Lucie approuvera !

j'avance dans ce chemin. j'avance et j'adore ça ! dire que je m'en croyais incapable !! ah ! ça fait du bien, vraiment !

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02 octobre 2007

de la mode à la consommation

je me pose la question, à savoir si je consomme ou si j'aime la mode. et puis qu'est-ce que c'est qu'aimer la mode ?

j'aime pas la mode, j'aime les fringues, j'aime me sentir jolie dedans, ça me donne confiance en moi. le fait d'être bien habillée me donne de l'énergie. à contrario, si je me sens mal fringué, j'ai tendance à angoisser toute la journée. c'est un conditionnement, peut-être mais ça marche comme ça.

je n'ai pas l'impression de consommer et de profiter de gens qui travaillent pour que dalle. non, et puis, à ce compte là, tout ce qu'on achète, c'est comme ça, il y a des gens exploités dans tous les milieux. ma voiture, par exemple, a été fabriquée en slovénie. je pense que là-bas, les gens sont moins bien payés, donc, j'aurais dû refuser de l'acheter, encore plus de la conduire !

ce qui m'embête, c'est que, oui, j'achète des fringues, souvent, et que, oui, je suis sensible aux tendances, celles qui me conviennent, celles qui m'amusent, celles qui me parlent. cependant, je ne les suis pas aveuglément. combien de fois ai-je acheté des choses que personne ne regardait ? toutes mes fringues ou presque sont "mettables" à long terme.

je ne consomme pas bêtement, je me construis une garde-robe que j'espère intemporelle. et bien sûr, à part l'usure, rien ne me fera oublier ou jeter mes vêtements. et quand je retrouve une pièce que je ne mettrai plus, je la donne à ma petite soeur.

je suis un peu perplexe quand on me dit que ce mode de consommation n'est pas "bon". déjà parce que j'estime que chacun fait ce qui lui plaît. et puis qu'ensuite, je n'ai vraiment pas l'impression d'abuser. et concernant les chaussures, ce sont pour moi, parfois, comme des oeuvres d'art. non, je n'exagère pas. certaines chaussures sont tellement magnifiques qu'elles décorent agréablement mon entrée. 

en fait, en me relisant, je viens de trouver ce qui me choque : je ne juge jamais quelqu'un sur son apparence, alors que, souvent, on me juge sur la mienne. si je suis trop bien habillée surtout, pour donner mes cours par exemple, ou si je porte mes bottes de pluie, ou si je porte une jolie robe...là on me regarde et certainement qu'on me trouve futile ou je ne sais quoi...ou qu'on s'imagine que tout mon fric passe dans mes sapes.

enfin voilà, je me pose des questions. je suis une fille et j'aime me sentir jolie. je n'achète pas pour des milliers d'euros et j'essaie de ne pas abuser. je compense peut-être un peu parfois.

on peut être de gauche et aimer les fringues non ? (ceci est du second degré, ne me tapez pas tout de suite !)

ah et pour moi, il est très important, dans sa vie, pour son être intérieur, de se sentir bien, peu importe à vrai dire la façon qu'on va  trouver pour se trouver bien mais c'est important. ça ne passe pas forcément par les fringues. mais pour l'estime de soi-même, peu importe le moyen, il est primordial d'être bien dans ses baskets pour affronter le monde et ses agressions permanentes. ça n'est que mon avis bien sûr...

bref, j'arrête...

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03 septembre 2007

l'élégance

une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un livre que je viens de finir : l'élégance du hérisson de muriel Barbery.

c'est une amie qui me l'a prêtée, en m'ordonnant presque de lui faire une fiche de lecture après l'avoir lu. en effet, mes bonnes résolutions littéraires pendant les grandes vacances, je me suis un peu assise dessus. j'ai honte mais avec toutes ses chansons à composer, j'avoue ne pas avoir pris (eu ?) le temps. mais bon, elle m'a filé ce livre et comme elle l'avait adoré, je l'ai lu. en trois petits jours. plutôt pas mal mais je ne bats pas mon propre record.

l'élégance du hérisson donc. paraît que tout le monde l'a lu. moi, j'ai toujours un peu d'appréhension quand je dois me pencher sur un truc que tout le monde a lu. j'ai lu le da vinci code quand tout le monde l'avait déjà oublié, pareil pour harry potter. je n'ai jamais lu 99 F de beigbeder bien que j'ai lu beaucoup de ses livres. bref, les best-sellers, je m'en méfie, je ne sais pas pourquoi.

et puis bon, je me suis plongée dedans. avec beaucoup de mal au début. je dois être un peu blonde sur les bords mais je ne comprenais pas tout dans les premières pages. certains mots que je ne connaissais pas et puis des notions de philosophie trop abstraites pour mon crâne de piaf. mais finalement, j'ai persévéré et je dois dire que ça m'a beaucoup plu.

mais je ne saurais pas dire exactement pourquoi. d'ailleurs, ce n'est pas si important. ça parle de la vie. du bonheur, de l'ennui, des conventions sociales et des barrières qu'on se fout devant la tronche. finalement, on a l'impression en sortant de ce livre que tout est possible, qu'il faut trouver son chemin et se donner les moyens de le suivre, coûte que coûte. je crois que c'est ça qui m'a plu. en ce moment, ça colle vraiment à ma vie.

donner un sens à son existence qui passe comme une minute...comment ? ben j'en sais rien pour l'instant. j'ai envie de continuer à composer mais je ne sais pas très bien pour qui ou pour quoi. j'ai envie d'avancer, de ne plus me mettre de barrière, de péter mon mur à moi. parce que j'en ai marre d'être prisonnière de moi-même. tout cela part d'une démarche très égoïste : vivre pour soi, c'est égoïste.

sinon, pour changer de sujet, j'ai enfin découvert Hitchcock. d'abord, j'ai vu les Oiseaux. moi qui ai déjà la phobie des pigeons et des mouettes, je peux vous dire que ça m'a bien secoué. mais le pire, c'était hier soir avec Psychose. j'ai bien cru mourir même si j'avais deviné le pot aux roses dès le début. pour ceux qui n'ont pas vu, s'il y en a encore à part moi, c'est un film à voir. non seulement parce que l'angoisse est paroxysmique mais en plus parce que c'est vraiment bien foutu. on ne voit pas grand chose finalement dans Hitchcock, c'est pas effets spéciaux sur effets spéciaux mais alors, ça marche ! moi je dis chapeau.

et puis les femmes, qu'apparemment il aimait torturer dans ses films, surtout si elles étaient jolies, les femmes sont élégantes et raffinées, le charme de l'ancien temps, les jolies "toilettes", les coiffures, la distinction, le langage...un régal tant pour les yeux que pour les oreilles...

voilà voilà. j'ai un peu honte de ce billet, peut-être que j'ai rien compris au bouquin...

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08 mai 2007

et si...

thumb_point_d_interrogationet si je vivais dans un autre pays, un pays pas comme ici, un pays où y aurait peut-être la guerre, un pays où j'aurais peut-être faim, un pays où je vivrais sous terre. peut-être que je rêverais d'ailleurs, de la France peut-être. comme une terre promise, j'y passerai clandestinement avec l'envie folle d'y rester et de changer de vie, de réussir. alors je n'aimerais pas qu'on me remette dans l'avion, qu'on brise mes rêves et qu'on m'oblige à rentrer...

et si j'étais riche, très riche, et si j'avais totalement réussi, que je pouvais tout me payer sans la moindre hésitation ou peur de l'avenir. si j'étais si riche que j'aurais tout et n'importe quoi, et même ! le succès, la gloire, une famille, des lunettes de soleil, une piscine, une villa, un bateau, un chien de race, un lavabo en or, un jacuzzy, un portable en diamant et tout un tas d'amis, est-ce que je m'insurgerais en recevant ma déclaration d'impôts ? est-ce que je refuserais de donner un peu de ma fortune, ou même beaucoup, pour aider les autres et mon pays ?

et si j'étais au chômage depuis des mois, à chercher du boulot, à peiner, à faire mes courses chez lidl, tous les jours galérer, et si je ne trouvais rien à l'anpe, que je n'avais pour ressources qu'une faible allocation et la peur dans mon ventre, toujours, tous les jours. et si je cherchais vraiment mais qu'on ne me proposait rien dans mon domaine, et si ma voie était complètement bouchée, et si j'avais été licenciée à 47 ans, et si je vivais dans la crainte de finir dans la rue, n'aurais-je pas envie d'être aidée ? n'aurais-je pas besoin d'être aidée, n'aurais-je pas le droit à la compassion des autres ? et si le chômage durait encore et encore, aurait-on le droit de me jeter la pierre ? serait-ce obligatoirement ma faute ? serais-je devenue aux yeux du monde une feignasse ?

et si j'étais chef d'état, que j'avais le pouvoir de changer un peu les choses, que j'avais le devoir de faire quelque chose pour les autres, et si j'étais à la tête d'un pays, est-ce que je ferais quelque chose pour les pays qui n'ont rien ? est-ce que je compatirais à la douleur des miens ? est-ce que je continuerais à endetter la France ? est-ce que je n'irais pas aider les pays à se développer? est-ce que je resterais à l'elysée à me tourner les pouces, à inventer des lois, à mener grand train et dire aux gens qu'ils n'ont qu'à travailler ?

"y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis". est-ce qu'un jour je changerais d'avis ? mon coeur est à gauche, plus que jamais, je suis une utopiste, je crois à des valeurs qui n'existent plus. je crois à l'entraide, la solidarité. je crois qu'on peut faire quelque chose pour les autres mais pas en leur coupant les vivres, en les aidant. je me suis imaginée, plus tard, plus vieille, plus aisée peut-être aussi. et je me suis demandée "est-ce que je serais à droite?". bien sûr, on ne peut pas lire l'avenir. mais on ne renie pas ses convictions si facilement. je me pose des milliards de questions, je me demande si je suis une imbécile ou si je changerais d'avis un jour. qu'est-ce qui ferait que je change d'avis ? qu'est-ce qui ferait que vous changeriez d'avis ?

et si vous changiez de camps ? plus tard, plus vieux... ? vous y croyez vous ?

moi, non.

Posté par annaellee à 09:21 - neurones en bataille - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2007

fidèle, oui, mais...

(réflexion intérieure : poste ou poste pas...gratgrat...)

chaque fois que j'entends ce mot, c'est pas ma faute, je pense à un chien. "le chien est le plus fidèle ami de l'homme."

bon, oui, je suis fidèle. mais quand je dis ça maintenant, je pense à castro. avouez que c'est pas glamour comme image.

fidèle, oui mais...

ce matin, dans mon lit, tandis que j'hésitais à me lever, me prélassant avec les deux chats, je me posais des questions sur la fidélité. une notion particulièrement chère à notre société. c'est vrai quoi, même sans en parler, on attend tous de notre chéri(e) qu'il ou elle nous soit fidèle. c'est clair. sauf que souvent, nous, on a du mal à envisager d'être fidèle toute une vie à la même personne. nan ?

c'est un peu tabou comme sujet dans un couple. si tu balances à table, entre deux bouchées de barbaque saignante, "chouchou, je ne sais pas combien de temps je vais te rester fidèle.", le chouchou en question va certaienement recracher sa viande et tâcher sa belle chemise. de plus, il ou elle risquerait de très mal le prendre. alors qu'en fait, je suis certaine que tout le monde se pose la question de temps en temps.

oui mais n'en parle pas. ça se dit pas, chut, tais-toi.

dans une vie, on a toujours soif de nouveauté pour plein de choses.
la mode : on essaie les nouvelles tendances avec plaisir. on jette son slim et on saute dans un jean large, gaiement, sans remords.
le boulot : si on a une super opportunité ailleurs, on ne se pose même pas la question, on FONCE !
mais ce qu'on aime bien, aussi, c'est l'idée de pouvoir revenir en arrière si jamais le nouveau truc ne nous convient pas. alors on va rechercher ce slim qui nous allait si bien, au fond du placard parce que finalement, avec lui, c'était pas si mal...

le problème, c'est qu'on ne peut pas faire pareil avec son mec ou sa nana. alors, comment on fait ? je vous pose la question.

il y a des gens qui vous diront que "si jamais, t'as envie d'aller voir ailleurs, c'est que tu n'aimes plus. ". c'est complètement réducteur. et faux. on peut avoir envie de flirter avec quelqu'un, juste pour le plaisir de séduire et d'être un peu séduite, nan ? c'est super moche de l'écrire j'ai l'impression, c'est choquant peut-être, je ne sais pas, je ne fais que me poser des questions.

entendons-nous bien : je l'aime, il m'aime, on s'aime. pas de problèmes, pas de disputes, pas de manque, pas de non-épanouissement. juste la vie qui passe et les tentations qui sèment nos routes. je pense que tout le monde vit ça un jour ou l'autre. bon, alors, on résiste si on est "quelqu'un de bien". n'est-on pas, à force, au bout de 10, 15 ou 20 ans, un peu frustré ? sincèrement ? non ? hum...

la fidélité, c'est important pour la survie d'un couple. d'ailleurs, combien d'entre nous sont aptes à imaginer leur chéri(e) dans les bras d'un(e) autre sans péter les plombs ? cependant, combien sont prêts à sacrifier tout le reste, à évincer sans remord chaque occasion, à faire abstraction de tous(tes) les autres ?

une fois, j'ai entendu une psy dire à la télévision : "il faut imaginer l'autre, celui avec lequel on vit, être cet inconnu. et s'offrir avec lui un moment interdit." à méditer...

voilà ! c'était l'idée du moment en direct de mon cerveau !

NB : je précise, au cas où, que je n'ai rencontré personne (doux, si tu passes par là, ce n'est pas autobiographique), juste que je me posais la question, comme ça, à long terme, dans l'absolu quoi...

Posté par annaellee à 10:41 - neurones en bataille - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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