29 août 2008
me revoilà
ici, devant mon écran et toujours rien à raconter.
il faut dire qu'il ne se passe pas grand chose de palpitant ces jours-ci dans ma vie. à part cette formidable inspiration qui ne me quitte plus depuis des mois et qui me fait écrire, composer et chanter à longueur de temps. dès que je peux, dès que je me lève, ça vient et ça me prend. et je pourrais passer mes journées entières à cette seule occupation. (c'est ce que je fais d'ailleurs)
malheureusement, la rentrée approche et je ne m'y suis pas préparée. je n'ai pas envie, je ne sais toujours pas si j'aurai mon contrat à temps plein et je flippe rien que de penser aux retrouvailles avec les collègues et les parents d'élèves.
j'ai passé mes vacances, seule avec moi, mais ça, vous le savez déjà. j'ai eu des moments de déprime intense, des moments de solitude épuisante. mais j'ai écrit tellement, je me sens tellement plus riche qu'il y a quelques mois, quand je ne savais pas où j'en étais personnellement...
j'ai plein d'envies personnelles pour la rentrée : théâtre, jazz, sport aussi...shopping aussi parce que là, le chômage me pèse à mort...et je suis seule et mes yeux sont fatigués mais mon coeur est rempli.
non, voyez, j'ai rien à dire. je sais pas vraiment si je suis bien ou pas, si je déprime ou pas, si je suis contente ou pas. je me sens à moi. c'est tout. il y a bien sûr mes amies, qui sont parfois en détresse et que j'essaie d'aider. il y a les vacances un peu loupées, trop courtes, mais ma merveilleuse semaine avec l'homme au cap ferret. je suis à moitié heureuse, à moitié mélancolique, je suis paumée à vrai dire. plein de choses dans ma tête, plein de doutes, mais des envies à n'en plus savoir quoi en faire...
des photos aussi...des potes avec qui on aime faire la fête...trop de cigarettes, trop de tout.
intérieurement, je suis complètement à l'ouest. je me lève et je ne suis pas là vraiment, toujours en quête, toujours à chercher des rimes, des notes, des accords...
j'sais pas quoi dire. j'ai rien à dire. tout va trop vite.
je me suis achetée un chapeau...c'est bien hein ? intéressant ?
bon, j'arrête !
23 août 2008
la beauté du sport
c'est étrange comme parfois, on peut être encore surpris. pour ma part, je me surprends à pleurer devant les JO. alors que je ne comptais même pas les regarder.
évidemment, je ne suis pas devant la télé dès 3 heures du matin pour tout voir. mais j'avoue m'être laissée entraîner par l'homme à regarder quelques épreuves.
comme l'athlétisme. ces jours-ci, quand la déprime guette, je regarde usain bolt courir, ça me redonne de l'espoir et je pleure de joie. ou bien ce boxeur français, victime d'un mauvais arbitrage, qui a pleuré, hurlé et avec qui j'ai partagé les larmes comme une dingue tant son émotion me prenait aux tripes. ou encore quand les handballeuses pleurent de joie après avoir partagé un beau match, juste pour l'amour du sport et d'être ensemble...
je pleure, je frissonne. la beauté du sport, celle qui jusque là me laissait de glace, me prend à la gorge et me bouleverse. en fait, la beauté humaine me prend à la gorge et me bouleverse. ces moments dans lesquels on se sent incroyablement solidaires, humains, comme faisant partie du même truc. comme s'apercevoir qu'on est là, vivants et qu'on peut se surpasser constamment.
ça me surprend. ça m'émeut. ça me subjugue. c'est bon parce que je ne m'y attendais pas. j'aime cette sensation, j'aime ces émotions. regarder les sauts, admirer la vitesse des jambes, croiser les doigts à quelques minutes de la fin du match, penser à Bolt ou Chabal et me dire que "putain, c'est beau, c'est incroyable".
ouai, je sais. je suis dingue.
mais tant pis, j'assume.
je retourne pleurer devant ma télé !
22 août 2008
rewind
tous les matins, sans exception, je me lève et j'y pense. et la peine que ça me donne ne s'efface pas. elle ne passe pas. elle est toujours la même.
bien sûr, on apprend à vivre avec cette douleur. et puis on se dit qu'ailleurs, des gens souffrent beaucoup plus et pour de bien "meilleures" raisons. on essaie de se raisonner, de penser à autre chose et ça marche juste un temps. et puis, il y a un mot, une image, un geste qui nous ramènent à elle.
je ne sais pas pourquoi j'en souffre tant. je ne sais pas pourquoi c'est si vif, si insupportable à mon coeur. le goût de l'amertume est toujours là, dès le réveil. il me suit toute la journée même si j'essaie de m'occuper. j'écris beaucoup. j'ai écrit les deux premiers actes d'une pièce et ça m'éclate, j'ai écrit plus de sept chansons depuis juillet et un morceau de piano qui a beaucoup plu à mon homme. j'ai la sensation de bouillonner à l'intérieur, d'être en plein boum d'inspiration. ça m'occupe, ça m'amuse, j'adore ça.
mais la douleur est là, tapie dans l'ombre et dès que je m'arrête, elle revient se manifester à moi. elle est presque devenue une amie en fin de compte. elle me tient compagnie. elle m'entraîne dans les abîmes de mes pensées. elle guette les moindres failles. et je finis par m'habituer. enfin presque.
j'aimerais cesser d'avoir mal, juste un instant, pour de bon. je voudrais que ça passe pour de vrai, pas juste en surface. et que rien ne vienne raviver les larmes. car elles coulent alors que je voudrais qu'elles me laissent tranquille. je ne parviens pas à les contrôler. et je voudrais cacher mes drames à l'homme qui partage ma vie et s'inquiète de me voir si déprimée.
car, c'est dur. pour lui aussi. je le sens bien. je sens qu'il voudrait m'aider. je sais qu'il m'aime et je pense qu'il croit vraiment en moi. quand je lui ai fait écouter mon nouveau morceau, j'avais peur de son avis. parce qu'il est vraiment personnel ce nouveau morceau, et bizarre un peu, je crois. pas comme les autres. plus profond. je l'ai laissé écouter seul et je suis allée étendre mon linge. et quand il a eu fini d'écouter, il est venu et m'a juste dit "tu es vraiment en train de trouver ta voie" et ces simples mots m'ont fait du bien. et je sais qu'il est sincère. et me voir mal lui fait du mal.
alors, je cache, du mieux que je peux. tout au fond de moi pour pas qu'il voit. mais je sais qu'il sait. et hier soir, au téléphone, il a entendu mes sanglots. il est venu et m'a regardé, un peu désemparé. j'aurais voulu qu'il soit sourd à mes pleurs. ça n'aurait été que plus facile.
aujourd'hui, je décide de ne plus souffrir. je ne peux pas jurer que ça marchera mais je vais tout faire pour que la douleur s'en aille. je vais continuer d'écrire, de chanter, de composer des chansons gaies, je vais me lever le matin et appeler Aline dès que je sentirai la douleur se pointer et j'irai nager avec elle pour la laisser derrière moi, dans l'eau. car elle aussi me tient la main.
aujourd'hui, je veux laisser la douleur là où elle est et sortir de mon ermitage.
j'en ai marre de pleurer. les larmes n'ont que trop couler. mes yeux sont secs et je suis forte. je voudrais parfois être Usain Bolt, courir plus vite que la douleur. ça doit être bien d'être Usain Bolt...
( photo From NICK PARKER and VIKKI ORVICE tirée de cet article)
19 août 2008
j'avais envie de t'écrire
et je ne l'ai pas fait. sans doute parce que j'avais peur, de me prendre ce mur, d'attendre quelque chose et puis rien.
j'avais envie de t'écrire mais les mots qui me viennent sont bien trop sérieux.
j'avais envie de te dire des tas de choses mais les mots ne sortent pas. ils ne veulent pas venir. sans doute parce qu'ils ne veulent rien dire.
et chaque fois que je pense à toi, je pense à ça :
L'invitation au voyage |
| Mon enfant, ma soeur, | |
| Songe à la douceur | |
| D'aller là-bas | |
| vivre ensemble! | |
| Aimer à loisir, | |
| Aimer et mourir | |
| Au pays qui te ressemble! | |
| Les soleils mouillés | |
| De ces ciels brouillés | |
| Pour mon esprit ont les charmes | |
| Si mystérieux | |
| De tes traîtres yeux, | |
| Brillant à travers leurs larmes. | |
| Là, tout n'est qu'ordre et beauté, | |
| Luxe, calme et volupté. | |
| Des meubles luisants, | |
| Polis par les ans, | |
| Décoreraient notre chambre; | |
| Les plus rares fleurs | |
| Mêlant leurs odeurs | |
| Aux vagues senteurs de l'ambre, | |
| Les riches plafonds, | |
| Les miroirs profonds, | |
| La splendeur orientale | |
| Tout y parlerait | |
| A l'âme en secret | |
| Sa douce langue natale. | |
| Là, tout n'est qu'ordre et beauté | |
| Luxe, calme et volupté. | |
| Vois sur ces canaux | |
| Dormir ces vaisseaux | |
| Dont l'humeur est vagabonde; | |
| C'est pour assouvir | |
| Ton moindre désir | |
| Qu'ils viennent du bout du monde. | |
| Les soleils couchants | |
| Revêtent les champs, | |
| Les canaux, la ville entière, | |
| D'hyacinthe et d'or; | |
| Le monde s'endort | |
| Dans une chaude lumière. | |
| Là, tout n'est qu'ordre et beauté, | |
| Luxe, calme et volupté. |
(charles Baudelaire)
évidemment, on peut peut-être pas dire ça à une amie. mais tant pis, ce sont les seuls mots qui me viennent ces jours-ci.
18 août 2008
le rêve
il y a quelques années, tout au début de notre relation, j'avais peur. chaque jour, je me disais que j'allais me réveiller, que ça n'était pas possible qu'il m'aime et veuille de moi. toutes les nuits, je le voyais partir, j'essayais de courir vers lui mais mon corps ne répondait plus et je finissais par le regarder s'en aller, meurtrie et glacée.
puis je me réveillais. et il était là. à côté de moi.
ces rêves ne sont jamais vraiment partis. j'ai juste appris à vivre avec eux et à laisser la vie faire son chemin. j'ai appris à avoir confiance, à être moi peu à peu, avec lui. et chaque jour ou presque, je me dis que c'est miraculeux de l'avoir à mes côtés, que la vie m'ait permis de le rencontrer.
c'est banal et sentimental. c'est ordinaire et c'est peu au regard de tout ce qui se passe dans le monde, partout tout autour de nous. mais c'est extraordinaire. car après 5 ans passés ensemble, 5 ans de vie commune, de jours ordinaires, 5 ans de non-extravagance dans nos vies, l'amour est toujours là, identique. plus fort peut-être parce qu'ancré au plus profond de nous. l'amour demeure alors que le temps passe. et ça n'est sans doute pas si ordinaire finalement.
on ne sait jamais de quoi demain sera fait, on ne peut jurer de rien. mais on peut quand même dans ces moments de grâce savourer le fait d'être ensemble, de se comprendre et de s'accepter. vivre ensemble, c'est accepter que tout ne soit pas comme dans les contes de fée, que tout ne soit pas exactement tout le temps comme à la télé, mais qu'il soit là, chaque jour, même dans les moments difficiles, même quand, comme ces vacances, je suis triste et que parfois, je pleure. il est là et sait me parler, me consoler, me faire tant rire, m'aimer. et j'espère être pour lui ce qu'il est à mes yeux.
j'ai envie de croire, pour une fois, à mon conte de fée.
j'ai envie de dire qu'"ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", parce que ça me rend heureuse aujourd'hui et que je l'aime et que j'ai envie de croire que ça peut être vraiment comme ça, parfois, la vie.
16 août 2008
censurée
sur ce blog, je ne me suis jamais censurée. pour la bonne raison que je ne veux pas le faire car c'est mon espace de liberté, mon truc à moi même si certaines personnes que je connais, certains élèves même, le lisent.
mais, depuis quelques semaines, je me censure. je m'interdis de parler de certaines choses que je ressens sous prétexte que justement, on pourrait lire. et mal comprendre. me détester peut-être ou me trouver égoïste et bête.
il y a peu, on m'a dit que j'étais très sensible. ce n'est pas un scoop. je l'ai toujours été et j'ai toujours considéré que c'était une qualité car je suis capable de m'émouvoir. je sens les choses, chaque chose de la vie, chaque moment, chaque mot, chaque vibration. et les sentiments que ça me procure me permettent simplement d'être moi. mais cette qualité est à double tranchant. car cette sensibilité exacerbée me fait énormément souffrir également.
ces vacances, je les attendais avec impatience. je ne pensais simplement pas qu'elles seraient synonymes de solitude. j'avais des tas de projets, des tas d'envies et je ne pensais pas me retrouver seule avec elles. ça n'était pas prévu comme ça.
j'ai beaucoup réfléchis à tout ça et je me suis dit que c'était normal. que la vie est ainsi faite et qu'on n'a pas d'autre choix que de s'y résigner. seulement, la douleur que j'en ressens est vive. et elle ne passe pas.
j'essaie de ne pas penser. de ne pas ressasser. j'essaie d'oublier la déception, parfois la colère. car je n'aime pas ces sentiments. j'essaie de me dire qu'il faut savoir patienter, ouvrir son coeur. mais c'est dur.
encore une fois, je me censure. c'est nul.
on avait des tas de projets, on s'était dit qu'on allait profiter de ces vacances pour les réaliser. on devait partir aussi. on devait faire des tas de choses et ça me rendait heureuse. j'ai attendu. des jours. bloquée dans une espèce d'impatience joyeuse. j'ai espéré un signe. j'ai voulu tellement. mais je savais que c'était normal, que l'amour prend tout le temps, qu'il fallait que ça se fasse.
puis je suis partie loin et la douleur est un peu passée. partie dans les vagues atlantiques. et puis, mon homme est là, il me soutient, il me comprend.
et puis, je suis rentrée. et tout s'est ravivé.
et j'ai recommencé malgré moi à attendre, à espérer.
puis j'ai compris. qu'il n'y aurait rien. et je me suis sentie tellement mal. comme trahie, abandonnée. j'ai lutté contre ces sentiments. mais c'était dur.
mon coeur bat la chamade en écrivant ces mots.
j'ai eu l'impression d'être simplement un pote. quelqu'un qu'on aime bien comme ça, sans plus. j'ai eu l'impression qu'il y avait ce lien et puis en fait, je me suis dit que non. que ça n'était pas possible. j'ai eu l'impression de m'être trompée.
et j'ai réclamé. comme une enfant capricieuse. parce que je ne comprenais pas. pourquoi la solitude. pourquoi tous les projets ignorés, l'indifférence, les vacances...
et puis, je me suis dit que j'étais qu'une salope égoïste.
j'ai pleuré.
je me suis résignée.
aujourd'hui, je suis résignée. c'est pour ça que j'écris. que je me confie.
et je me suis habituée.
à la douleur.
et la solitude. c'est devenu une amie. je n'en ai plus peur.
des projets, j'en fais. toute seule cette fois. pour moi. parce qu'il le faut.
parce que dans la vie, on est toujours seul. à l'intérieur de soi-même. dans la prison de son corps...
et quand j'aime, j'aime.
14 août 2008
je kiffe
Puppet Mastaz "Pet sound"
envoyé par pouark
j'adore ces mecs ! rien à dire de plus ! je bosse !
13 août 2008
pensée du jour :
J'ADORE ECRIRE !
...
12 août 2008
la rentrée bientôt
et zéro envie de reprendre. pour la première année en trois ans dans cette école.
je me pose la question : pourquoi ? cette démotivation quant à cette rentrée ne me paraît pas très normale. mon père est enseignant et il ressent la même chose sauf que mon père n'a jamais aimé enseigner et qu'il est très négatif vis-à-vis de son boulot. ceci explique sans doute que je n'ai pas envie de lui ressembler pour cette chose-là au moins.
je retourne tout dans ma tête. je sens que quelque chose est brisé. je ne sais pas exactement quoi ou je refuse de me l'avouer. je ne suis plus totalement prof. je n'ai plus la motivation si je n'ai pas la perspective de la création. j'ai besoin d'un projet pour envisager cette rentrée sereinement. j'ai besoin de sentir à nouveau ce stress oui mais ! pas seulement. cette joie à voir le spectacle se monter, cette joie de voir les gamins sur scène, concentrés et fiers. cette joie de les entendre chanter ce qu'on a écrit pour eux.
et comme je ne suis pas sûre que tout ceci se fera à nouveau, je suis triste. démotivée. déprimée...à l'idée de ne reprendre que le train-train des cours. qui plus est des cours de solfège, matière que personne n'aime et que personne n'a envie de reprendre. même pas la prof elle-même, c'est dire !
j'angoisse aussi à l'idée de ne plus avoir le temps d'écrire pour moi, emportée par le tourbillon de la préparation des cours, de l'enseignement qui me prend toute mon énergie. j'ai peur de devoir laisser la création de côté. et je sens que j'ai besoin de créer, je sens que j'ai besoin de ce temps pour moi. et en même temps, je sais que je n'ai pas le choix. il faut bien que je paye mon loyer !
j'aimerais avoir moins de solfège cette année et plus de piano mais je ne sais pas si je pourrai demander cette faveur à mon directeur...
on verra. c'est ce que je me dis sans cesse : on verra.
mais là, tout de suite, je ne sais même pas si j'ai envie de voir...
11 août 2008
mafia blues
me voilà de retour de mon week-end à Strasbourg. pas beaucoup de photos mais beaucoup de souvenirs que j'espère gravés assez profondément dans ma mémoire pour que le temps ne les efface pas.
quelquefois dans la vie, on se sent accueilli par des gens qui ne sont pour vous que des connaissances mais qui sont tellement généreux que vous avez juste l'impression de faire partie des leurs. et c'est doux. à tel point que je ne me suis pas sentie mal une seule fois durant ces trois jours. parce que bien souvent, lorsque je suis loin de mon homme et de mes murs, j'ai le mal du pays, je me sens intimidée et perdue. alors que ce week-end, point de malaise du tout.
et cette drôle d'impression de faire partie de ce monde, de ces gens.
j'ai retrouvé avec plaisir ma Noémie et nos cours. ses grands yeux avides et son sourire immense. et la joie de partager la musique avec elle, l'envie de lui transmettre et l'envie de la voir devenir musicienne à son tour. mon plus grand rêve serait qu'elle fasse carrière dans la musique. je sais que ce ne sera peut-être pas ce qu'elle choisira mais je la crois assez douée pour arriver à faire quelque chose.
et puis échanger, manger dans ce que ce mot a de plus noble. partager à vrai dire.
s'émerveiller de voir les liens qui les unissent avec le seul regret de ne pas connaître ceci dans ma propre famille. car là-haut, on parle, on crie, on rit, on s'aime, parfois on s'engueule, parfois on se déchire sûrement, mais on s'aime et on s'aide.
en les regardant vivre ainsi, je me suis surprise à rêver de cette famille, un jour, pour moi. je me suis prise à rêver de ce lien, à espérer connaître et construire une famille comme celle-là. bien sûr, je me doute qu'il y a eu des heurts, rien ne se fait jamais sans aucune souffrance. mais j'étais et je reste admirative de cette force primitive. ce truc qui relie à jamais les gens, bien plus fort que la génétique.
ce week-end m'a fait du bien, comme un retour aux sources, quelque chose de fort et de vital. j'aurais aimé que mon homme vienne. son seul problème étant les relations sociales, c'est un ours, un ermite.
j'ai maintenant du mal à réaliser qu'Elle va partir vivre auprès des siens. j'ai du mal à réaliser qu'elle ne sera plus près de l'école, que je ne pourrai plus simplement passer fumer une cigarette avec elle le soir après les cours. j'ai vraiment du mal à croire que ça y est, à la fin de la semaine, elle emménage pour de bon là-bas.
en tout cas, je suis heureuse de l'avoir fait, d'avoir osé partir avec elle tout un week-end sans avoir peur d'être mal. je suis contente de constater que je peux me sentir bien auprès d'eux, oublier mes inhibitions pour partager...je ne sais pas comment dire mais je ne regrette rien, j'ai beaucoup vécu, j'ai beaucoup appris en 3 jours. j'aurais voulu avoir plus de temps, plus de mots pour leur dire merci. j'aurais voulu leur montrer à quel point j'avais été heureuse ce week-end. j'espère qu'ils le sauront.







