Anna Chronick's

les chroniques d'une jeune prof en quête d'elle-même

31 juillet 2007

Montpellier, la ville où le soleil ne se couche jamais

ah la la, c'était trop bien. trop court mais trop bien. 35°, le mistral, les gens qui sourient dans la rue, la meeeeeeeeer, le sable brûlant et rien d'autre à faire que prendre du bon temps...

on s'est perdu 200 fois, on a bouffé comme des porcs dans des supers restos, on a beaucoup, beaucoup marché, on s'est baigné et on a rit. c'était bon. vous pouvez pas savoir !

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la chambre aux Consuls de la Mer, hôtel 3 étoiles, vraiment sympa.

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la seule photo de moi que je trouve bien, près de la place de la comédie, dans ma robe maje ;-)

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THE place de la comédie...

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la place de l'europe, tout un quartier en hommage à la grèce antique, immense, à couper le souffle...

bref, je vous en mets d'autres bientôt, là, j'ai la flemme, on a roulé 10 heures hier, on s'est re-perdus en route, j'ai dormi 6 heures, je me suis tapée mon rdv assedic ET anpe et rien que de voir les photos, j'ai envie de retourner me coucher pour oublier que je suis rentrée...

c'était biiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeen !

Posté par annaellee à 10:22 - ailleurs mais pas si loin - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juillet 2007

juste un petit mot

pour dire deux trois trucs en vitesse :

je pars pour 4 jours à Montpellier, YOUHOU ! à moi la plage, le soleil et ...la glande !!!

je vais mieux, j'ai passé un entretien aujourd'hui, ça s'est super bien passé, ça m'a remonté le moral donc, même si ça ne devait pas aboutir, je me sens bien dans mes baskets belles chaussures noires à noeud.

donc, on part demain matin, genre à 5/6 heures du matin. les bagages sont pas faits, la ratatouille non plus, j'ai dix mille trucs à préparer et je suis là à vous expliquer que je suis à la bourre ! n'importe quoi !

dans l'ordre :

  • merci Fishturn pour tes commentaires qui m'ont fait du bien.
  • merci Gene pour ce super repas, vous étiez canon dans cette robe, magnifique, sincèrement !
  • merci frangine qui fait du cat-sitting
  • y a du coca au frais et de la glace à la vanille. prenez soin des chats ok ?

voilàààààà ! je file faire mes bagages, m'épiler, me faire les ongles, un masque, une pédicure, étendre ma machine, faire à bouffer, couper les cheveux de mon homme, regarder desperate housewives et consulter mon itinéraire...

OUF !

à mardi !!!

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Posté par annaellee à 19:03 - ailleurs mais pas si loin - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2007

magnésium.

je sais que ça n'a pas d'importance, que tout cela n'est pas réel. je sais, je sais. que tu n'es pas toi, que tu n'es plus toi, je sais, je sais. dans mon coeur, dans mon âme, il n'y a plus rien, plus rien que ces mots dans ta bouche. et derrière mes yeux, il y a cette photo et je la regarde, derrière mes paupières, lourdes.

il y a ce profil que je connais bien et ce sourire que j'aimais tant. et tes cheveux qui sont coiffés et je trouve ça dommage. pourquoi te coiffer ? pourquoi tenter d'arranger cette crinière si folle. dont j'ai hérité. ça ne sert à rien.

ton pull était beau, bleu avec des dentelles sur le col et je te regarde et je te vois. tu étais si belle. et cette photo me renvoie à une autre, plus vieille encore. ton regard est si plein de belles promesses, ton coeur était pourtant si triste certainement. il y a le soleil qui vient se refléter dans ta pupille claire et très ronde. comme la terre, tu étais. et tes boucles dansaient autour de ton visage si parfait.

je sais que ça n'a pas d'importance mais ta bouche si belle, je ne peux pas l'oublier. elle disait des mots doux, des mots d'amour. elle reflétait exactement ce que tu avais à l'intérieur de toi, la beauté et l'amour. je sais, je sais. tout a changé. tu es comme une fleur qui aurait fané un peu trop vite. comme un train qui va trop vite et qui ne peut plus s'arrêter. et j'ai regardé, derrière mes paupières, j'ai regardé le train défiler et je n'ai pas pu l'arrêter.

ça va trop vite et mon oeil qui tape, tape. je ne peux pas l'arrêter. je ne peux pas revenir en arrière. quand tu étais si belle. tu paraissais forte, tu étais en fait juste trop fragile. tu gravissais les montagnes, comme un oiseau, un petit oiseau qui vole tout seul. et puis tu as perdu tes ailes. et je t'ai regardé tomber, tomber. j'ai tendu mes bras pour te rattraper, mais je n'ai pas réussi. mes bras étaient trop petits, mes bras étaient trop petits. et je t'ai regardé tomber.

j'ai voulu te ramasser et réparer tes ailes et ton coeur qui était tout cassé. je sais que ça n'a pas d'importance, que c'est fini. je sais, je sais. que tout est acquis, que rien ne s'efface. mais j'aurais voulu tellement voulu tellement voulu te sauver. peu importe à présent. mon oeil tape, tape.

et tu me dis "c'est le manque de magnésium.".

Posté par annaellee à 13:12 - des maux des lyres des mots délire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dans un mois

hier, on était partis acheter du gel douche. et puis, en route, on s'est arrêté chez Renaud. on regardait les voitures d'occasions parce que l'année prochaine, on va vraiment avoir besoin d'une deuxième voiture. moi, je travaille à 30 minutes de chez moi et lui en a marre du scooter qui ne démarre pas dès qu'il pleut trois gouttes. et sachez qu'en lorraine, il pleut souvent, très très souvent.

bref, nous voilà devant une ancienne twingo dans nos moyens, rouge pétard, sympa comme tout. moi, je me vois super bien dedans, la classe je me dis.

pas de vendeurs à l'extérieur, on rentre alors dans le garage et on s'arrête un peu devant les nouvelles twingos que mon homme trouve plus sympas. bon. on ne connaît pas les prix, on imagine qu'elles sont chères vue qu'elles sont toutes nouvelles et mieux que les anciennes.

c'est alors qu'arrive Florian.

Florian, grand brun parfumé à outrance, un parfum peu original qu'il me semble avoir déjà senti sur des milliers d'hommes. Florian est sympa, prévenant, il nous accueille en nous demandant s'il peut nous aider. on lui explique qu'on a repéré une twingo dehors, une occasion qui répond à nos critères, critères d'argent forcément.

"ah mais vous savez que la nouvelle twingo pourrait rentrer dans votre budget ?" les yeux de mon homme s'éclairent.
"le modèle de base, le moins cher, est à 7900 €". mon homme tombe carrément des nues. celle d'occasion repérée dehors était à 8800.

après nous avoir fait son petit speech de vendeur, très bien rôdé, il nous entraîne vers un bureau dans le fond du garage pour nous faire une petite simulation du paiement au mois, en location longue durée. il nous explique que pour 200€ par mois, on pourrait avoir la voiture neuve, garantie pendant toute la durée de la location avec dix milliards de trucs auxquels je n'ai absolument rien compris.

je les écoute. à la radio, il passe un slow sur lequel on dansait pendant les boums au collège. c'est étrange. ça me fait tout drôle. je ne me rappelle pas le titre, zut.

et puis, voilà que mon homme me regarde et me dit "banco !" et voilà qu'il signe les papiers.

et c'est ainsi qu'en moins d'une heure, nous nous retrouvons les heureux propriétaires d'une nouvelle twingo. elle est encore à l'usine, on l'aura dans un mois. enfin, pour l'instant, on prie pour que le dossier soit accepté. mais normalement c'est bon.

et vous savez quoi ? en allant l'essayer après ça, tout le monde nous regardait. faut dire qu'il n'y en a pas encore beaucoup sur les routes ! c'était limite gênant.

la vie est pleine de surprises. on part acheter du gel douche avec 5 euros en poche, on rentre avec une voiture...

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24 juillet 2007

en vrac

vous avez remarqué comme je ne sais plus quoi écrire ces temps-ci ? depuis les vacances en fait. l'inactivité, c'est dur pour moi...

  • j'ai un bouton sur la tronche, je déprime totalement. faut dire que j'en ai jamais alors je ne comprends pas pourquoi là, maintenant. la vie est injuste.
  • je fais une surprise à mon homme pour nos quatre ans. évidemment, je n'en parlerai pas ici maintenant, on en sait jamais, des fois qu'il vienne me lire en cachette ! mais j'espère que ça lui plaira !...
  • je pense à mon futur enfant quasiment tous les jours, j'imagine, je me projette. j'ai toujours aimé fantasmer. ça me fait du bien, énormément de bien même.
  • je n'ai pas de nouvelles de ma mère, ce qui n'est pas un mal. toutefois, je me sens coupable et ce sentiment est dévastateur.
  • j'ai décidé d'arrêter ma frénésie de shopping. en fait, depuis que je sais qu'on va faire un bébé, je sens que cette frénésie n'est plus utile. je n'ai plus besoin. je n'ai plus envie. je me sens apaisée. et n'ai plus envie de consommer.
  • faut que je me remette à lire. j'ai commencé par "les amants du n'importe quoi" de Florian Zeller, j'ai détesté. j'aime pas son style, m'as-tu-vu, j'aime pas l'histoire, glauque, sans intérêt. bref, j'ai pas du tout aimé. ça tombe mal, j'avais acheté un autre de ses livres. je sens que je ne le lirai jamais.
  • je me suis fait engueuler par la morue gentille dame des ass et dik hier. comme quoi j'aurais pu appeler plus tôt. oui mais...j'avais pas envie. j'aime pas être au chômage, même technique.
  • je pars à Montpellier dans 4 jours. des bons plans ? des idées ? j'irai peut-être écouter Nelson Freire le 28 au soir.

sinon, vous, ça va ?

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Posté par annaellee à 11:30 - 100% perso - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juillet 2007

VAE, trois petites lettres

pour tout plein d'espoir.

il y a quelques temps, je cherchais un moyen de me faire titulariser, je pensais même reprendre mes études même si ça ne m'enchantait guère. et puis, lors d'une soirée chez mon futur directeur, on me parle d'une formation continue qui pourrait me permettre d'arriver à obtenir le diplôme sans m'arrêter de travailler. qui plus est, une formation près de chez moi, sur une journée par semaine. bref, je commence mes recherches sans toutefois trouver vraiment des réponses à mes questions.

aujourd'hui, j'ai appelé l'école où se déroulerait cette formation. on me cherche des renseignements et on me rappelle m'a-t-on dit. ok, je patiente.

et en patientant, je fouille sur le net. et là, avec l'aide d'internautes, je trouve une page sur la VAE : la Validation des Acquis de l'Expérience...évidemment, ça fait rêver. même si le dossier fait 32 pages. au moins, j'aurais une chance de faire mon boulot et d'obtenir l'équivalent du diplôme d'état sans m'arrêter de travailler, bien au contraire !

je suis contente. tout cela n'est qu'en projet mais j'entrevois enfin une ou même plusieurs solutions. travailler est pour moi très important. je n'envisage pas du tout d'être obligée de faire moins d'heures pour retourner à l'école. bien sûr, ça serait possible mais il faudrait dire adieu à tous les projets qu'on a fait avec mon homme donc, forcément, ça ne m'arrange pas du tout !

là, je pourrais cumuler projets bébé et projets de prof. j'ai bon espoir.

après la pluie, le beau temps ! je croise les doigts pour que ce soit possible !

Posté par annaellee à 13:44 - prof ! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juillet 2007

j'avais une mère

j'avais une mère et je l'aimais.

elle était douce, elle était belle, elle était tout

elle riait et son sourire était comme une promesse

un papillon sur une fleur, c'est comme ça que je la voyais

j'avais une mère et elle était

tout ce que je voulais être

à jamais

j'avais une mère et c'était la mer

les flots qui dansaient

le sel et le sable

c'était un poème

un sourire sur un visage connu

un rire au coin d'un salon

des yeux qui me caressaient

des mains pour me protéger

j'avais une mère et elle a disparu

un jour, elle est partie

son corps est bien là

planté devant moi

mais sa voix est éteinte

et son sourire n'est plus

j'avais une mère et je l'aimais

mais elle est partie loin, loin

et je ne la retrouvais plus

j'avais beau pleurer, crier, supplier

elle n'est jamais revenue

je la voyais devant moi

et son sourire n'était plus

ses yeux ne me voyaient plus

ses mains ne m'entouraient plus

j'avais une mère et elle ne m'entend plus

elle ne me parle plus

elle ne me voit plus

j'avais une mère qui savait me consoler

et puis elle est partie

elle a pris un verre

et elle s'est noyée dedans

et ses mots n'ont plus été que des couteaux

plus de mots doux jamais jamais

des larmes, des méchancetés

des pleurs

des regrets

des remords

des non-dits

des envies

bousillées

j'avais une mère

je n'en ai plus...

pardon...mon coeur saigne...

Posté par annaellee à 21:59 - 100% perso - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

les crèpes au jambon

je me souviens parfaitement de ces soirées chez elle. c'était le samedi. tous les samedis. je me souviens très bien du petit appartement. j'aime m'y retrouver le soir avant de m'endormir. j'aime parcourir une fois encore les pièces, toucher les meubles, humer l'air qui régnait là-bas...

les crèpes au jambon, c'est souvent ce qu'on mangeait ensemble. c'est une histoire de famille. je crois. elle les préparait dans sa cuisine bleue et minuscule. elle y passait du temps. d'abord, il fallait faire les crèpes. pour 8 personnes. ensuite, elle mélangeait les ingrédients pour la béchamel et elle mixait ensemble les tranches de jambon. puis elle enfournait tout ça et on patientait en jouant à cache-cache. avec ma tante.

dans le salon, il y avait un meuble, tout vieux, certainement moche mais pour moi, il était beau. sur ce meuble, il y avait la photo de mon oncle, mort à présent, avec ses grands yeux dans le vague et sa barbe. il y avait d'autres photos dont je ne me rappelle pas. et puis à côté, un vieux buffet qui ne tenait plus très bien.

une grande table trônait au milieu et sur le mur, adossé, le canapé qui avait connu mon arcade sourcilière quand j'avais 2 ans. j'étais tombée et je m'étais éborgnée sur un coin de l'accoudoir. on avait cru que je serais borgne, il n'est est rien je vous rassure.

et puis, au fond, il y avait sa chambre. plongée dans la pénombre en permanence. une grosse armoire, un lit en bois façon vieillot comme on n'en fait plus. une fenêtre à travers laquelle j'aimais regarder le monde. les immeubles tout autour, le bac à sable, les arbres et le chien muet de la mère Minel.

de l'autre côté, le salon, les fauteuils noirs et la télé, le vieux téléphone que j'aimais tripoter à cause du cadran qu'il fallait tourner. j'adorais ça, ce vieux truc qui réveillait tout le quartier quand il sonnait.

et puis, les autres chambres endormies, celles qui avaient accueillies les enfants à une autre époque. il restait encore les lits vides et les bureaux qui avaient servi autrefois, dans une autre vie, loin, très loin. les tabourets des années 70, les polars de ma tante, les souvenirs qu'on devine à chaque coin. et les petits enfants qui jouent à cache-cache en attendant les crèpes au jambon.

j'adore les crèpes au jambon.

Posté par annaellee à 10:56 - ma boîte noire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juillet 2007

envie et besoin de parler...

je suis quelqu'un d'influençable. trop. depuis l'enfance.

vendredi dernier, je discutais avec une copine dont les rêves sont démesurés. à mon sens en tout cas. rêve de gloire, de postérité. des rêves d'écriture, des rêves musicaux qui me semblent irréalisables. il y a quelques temps déjà, je lui avais annoncé que mon rêve à moi était d'être enceinte, d'avoir un enfant avec l'homme que j'aime et que ce rêve, nous pensions sérieusement à le réaliser bientôt. bientôt, ça voulait dire dans l'année.

elle m'a regardé comme si je lui avais annoncé que j'avais un cancer. comme si c'était la pire des choses. elle n'a pas réussi à parler pendant de longues minutes et je la regardais amusée.

et puis, elle m'a foutu le doute. sans que je sache comment ou pourquoi. après tout, chacun son but dans la vie. non ?

pour moi, la vie, la réussite, ça n'a jamais été la carrière professionnelle. non pas par manque d'ambition mais parce que je pense que ça ne suffit pas. je suis peut-être idiote ou idéaliste, n'empêche que pour moi, ce qui compte dans une vie, c'est l'amour qu'on construit autour de soi. et toutes les réussites qu'on peut trouver dans la vie professionnelle ne remplaceront jamais l'épanouissement qu'on peut trouver lorsqu'on a réussi sa vie de famille.

je ne sais pas si c'est vrai. peut-être que je suis dans le faux. cependant, je suis persuadée que sur mon lit de mort, ce ne seront pas mes collègues de travail que je voudrais voir à mon chevet...

il y a quelques mois, j'ai arrêté de fumer en me disant que je voulais connaître mes petits-enfants (bon mais j'ai repris depuis, quelle connasse je fais !). aujourd'hui, je me sens prête à m'accomplir mais pas dans le sens qu'elle l'entend. bien sûr, des rêves de gloire, on en a tous eu un jour. surtout quand on a été élevé dans l'espoir d'être un jour une pianiste de renommée mondiale ! ça n'est pourtant pas ce que j'ai voulu. c'est au contraire toute cette ambition pour moi qui m'a dégoûtée. aussi étrange que cela puisse paraître, je préfère avoir une vie simple.

simple...avec un homme, une maison, des enfants. est-ce que c'est con ? je ne crois pas. je suis convaincue que ce sont ces choses qui me rendront heureuse. c'est ce but qui me fait avancer. aujourd'hui, j'ai l'impression que ça n'est pas politiquement correct. pourtant, quand je suis chez moi, dans mon appartement, que je m'occupe de mes petites affaires comme une gentille femme au foyer, je ne me sens pas malheureuse. et puis, mon travail me plaît, je n'ai pas d'autre ambition que celle de transmettre à des enfants ma passion.

avec cette copine, je discutais en terrasse et elle me faisait douter. et de douter comme ça de ce que je suis, moi, ça me déprime. elle me disait que les enfants, j'avais tout le temps d'en faire, que je pouvais d'abord me consacrer à moi-même. oui mais pourquoi faire ? moi toute seule, j'écris ici, je dessine de temps en temps, je joue du piano. toutes ces choses sont importantes bien sûr, elles font partie de moi ! mais je n'éprouve pas le besoin d'en faire une carrière de dingue !

ça va faire quatre ans que je suis avec lui. quatre ans que je suis vraiment heureuse. chaque jour, dans cette vie à deux, je grandis, je m'apprends, je ris avec lui. j'ai envie de partager des choses avec lui, beaucoup de choses. non je n'ai pas envie de connaître d'autres hommes, pas pour l'instant en tout cas. lui me suffit. même si quelquefois, bien sûr, on s'engueule et que je me dis que "zut, y a d'autres hommes sur terre". mais après, en y réfléchissant, ben, y en a pas deux comme lui !!

réussir sa vie, c'est quoi finalement ? hein ? aller chez ardisson ? faire la nouvelle star ? attendre 40 balais pour songer à faire un enfant ? pourquoi ? si on se sent bien, si on est prêt, si on est sûr de soi...c'est le cas pour moi. et je pense que ça mérite un peu de respect.

non ?

Posté par annaellee à 09:15 - 100% perso - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2007

messein

non, il n'y a pas de faute d'ortographe, je ne vais pas vous montrer mes seins (d't'façon, y a pas grand'chose à voir) mais je vais vous parler d'une petite ville de lorraine qui s'appelle Messein.

c'est une petite ville près de nancy, à 20 minutes en voiture. et dans cette petite bourgade fort sympathique, il y a un lac qui est encore plus sympathique. voilà deux fois que j'y vais et que j'y passe d'agréables moments. voilà pourquoi j'en parle aujourd'hui.

déjà, il y a une petite plage de sable (bon, ok, c'est du gravier quoi mais ça ressemble un peu à du sable). donc, il y a cette petite plage qui borde une partie du lac et donc, on peut s'y baigner. en plus, il a y a une base nautique. donc on peut faire au choix : de la planche à voile, du catamaran et pour les plus frileux (comme moi) du pédalo. et moi, j'aime bien le pédalo.

aujourd'hui, j'y ai emmené ma cousine sarah et ma petite soeur camille. et on s'est rudement bien amusée. on a pris du bon temps. on a pu nager, pédaler sur l'eau à la recherche du diamant vert des canards, manger des gauffres et se faire dorer au soleil. bref, c'était tout simplement parfait.

en plus, j'aime bien les canards.

ben quoi ?

l'eau était bonne, pas très propre hein, c'est un lac, pas une piscine bourrée de chlore. le soleil était au rendez-vous entre deux cumulonimbus et les moniteurs de l'école de voile étaient d'infâmes connards très sympathiques.

le tour de pédalo d'une demi-heure coûte 5 euros. les gauffres au bar "les pieds dans l'eau" 2 euros.

j'ai passé une bonne journée ! et j'ai pris des couleurs !! je ressemble un peu moins à un fantôme ! youhou !!!

voilà ! c'était le post du jour ! on fait ce qu'on peut hein ? en tout cas, messein c'est bien !!

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le lac

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mon homme (trop beau !!)

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le lac (bis)

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les canards

Posté par annaellee à 18:48 - sortir à nancy - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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