18 juin 2007
la passion dévorante
ce n'est plus de l'amour, c'est de la rage. chaque fois, c'est pareil, je l'écoute et je suis en transe. et en plus, je ne peux rien faire d'autre que d'accepter d'être complètement accro à ce mec. d'ailleurs, ce n'est pas simplement un "mec". je vous l'ai déjà dit, c'est un dieu vivant, le seul capable de vous faire monter au plafond sans même vous toucher...
enfin si, en touchant les touches blanches et noires du piano.
je ne me souviens pas du jour où je l'ai découvert. je ne me souviens pas exactement...cependant, je me souviens de cette première émotion, à l'écoute de je-ne-sais-plus-lequel de ses disques. alors lorsque samedi, je suis tombée par hasard sur ce nouveau cd, malgré mon découvert et mon horrible facture de téléphone portable, j'ai craqué. en plus, il ne m'a coûté que 15 euros, ce qui admettez-le, n'est vraiment pas très cher pour un disque.
je l'ai écouté hier, d'abord en faisant mon ménage donc à fond les ballons. puis, en me reposant sur mon canapé, avec une clope et un bon café. ensuite, je suis quasiment morte d'extase en l'écoutant. c'est fabuleux, tout simplement. sublime.
à la base, Liszt, j'aime bien mais c'est pas mon compositeur préféré. mon compositeur préféré, c'est Bach, car pour moi, Bach a tout inventé. c'est le premier, c'aurait pu être le dernier. c'est presque Dieu pour moi bien que je ne crois pas en Dieu. bref, Liszt, c'est un compositeur génial certes, mais pas mon préféré. et là, bon, je dois admettre que c'est vraiment beau. le mot est faible. ça commence dans un pianissimo superbe, ça finit presque dans un magnifique fortissimo. le toucher, le son, les oeuvres choisies, tout est parfait...
même la pochette du disque m'enchante carrément. fond blanc angélique et Volodos assis devant son piano noir : piano diabolique, musique divine. il faut écouter, se mettre dans le silence le plus total et pénétrer lentement dans l'antre de ce pianiste en fermant les yeux. sur la pointe des pieds.
je l'ai écouté avec mon père hier. il était passé exprès pour ça. je crois que par rapport au piano, on se ressemble. c'est comme une prière. on se regarde et parfois, on échange nos impressions. mais on n'a finalement pas besoin de trop se parler. volodos nous dit tout. absolument tout, sur le monde, sur la vie, sur la passion, sur la beauté, cette beauté universelle que chacun voudrait trouver.
pour moi, il l'a trouvée. il n'a pas eu besoin de chercher bien loin, elle est en lui, c'est obligé.
bref, je sais que c'est bizarre cette façon d'évoquer ce disque. mais si vous l'écoutiez comme je l'entends, si vous saviez combien je pâme à chacune des notes, c'est mieux que la drogue, c'est mieux que le sexe. c'est mieux que tout. c'est comme l'accès au Paradis. si ! je vous assure. c'est comme si on vous ouvrait cette porte, d'ordinaire cachée, invisible. et vous pouvez enfin entrevoir le bonheur ultime. pas les petits trucs qui rendent heureux. la beauté divine...
alors, si vous aimez le piano, un peu, beaucoup, si vous avez envie de pleurer de joie, si vous avez envie d'entrevoir le sublime, courez acheter ce disque :
(un clic sur l'image pour l'acheter on line !)
merci Arcadi Volodos, vous m'inspirez, je vous respire. je vous suis éternellement reconnaissante...
Commentaires
EUR 12,45 livré par Amazon.fr
N'ai plus qu'a attendre le facteur ;-)
Merci
Je vais de ce pas écouter ce pianiste...Cette beauté exceptionnelle, cette passion dévorante je l'ai trouvée avec Fazil Say je l'aime passionnément, il a tout compris, c'est une lumière de beauté trop belle à regarder, une jouissance de l'âme.
Entre autres qualités, ce qui me fait préférer la musique parmi les différents moyens d’expression artistique, c’est l’infinité d’approches que l’on peut donner à cette abstraction qui est écrite dans le pentagramme, l’interprétation ; chaque matérialisation faite par un interprète nous permet de découvrir petit à petit l’œuvre, et lorsqu’on est captivés par une musique, il nous reste le plaisir de chercher « plus » d’émotions pour ce même morceau, apportés peut-être par un autre artiste ; il s’agit dans mon cas d’un besoin presque vitale, anxieux, un peu comme si l’on regardait un film passionnant et l’on avait l’impression d’avoir manqué les 10 derniers minutes!! Mais très rarement il m’arrive d’avoir la sensation d’avoir été entièrement satisfait, comblé ; pas besoin d’aller au-delà, tout à été dit. Cela m’arrive systématiquement lorsque j’écoute un enregistrement de Volodos, n’importe lequel… Heureusement, et contrairement à un film que l’on a réussi à finir, je pourrai écouter cette interprétation parfaite un million de fois avec la jouissance de la première!
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