Anna Chronick's

les chroniques d'une jeune prof en quête d'elle-même

27 février 2007

je ne veux pas travailler...

vous allez rire, mais chaque rentrée, c'est pareil. j'ai le trac, comme au premier jour...c'est bête, je les connais mes élèves maintenant, il ne devrait pas y avoir de surprises. mais c'est comme ça, je ne peux pas m'en empêcher, j'ai le trac.

j'ai peur de ne pas avoir assez préparé mes cours et de ne pas parvenir à faire un cours clair et précis.
j'ai peur qu'ils soient dissipés et qu'ils me mènent la vie dure.
j'ai peur que les parents viennent me reprocher de leur donner trop de devoirs.
j'ai peur de bafouiller ou de rougir.

bref, je suis une grosse trouillarde.

il y a quelques années, je ne voulais pas être prof. SURTOUT pas même! ça me terrifiait sur place. si on m'avait dit que j'y viendrais, j'aurais répondu "plutôt mourir", un truc du style. on a voulu me pousser à intégrer une formation pour obtenir le DE lorsque j'avais 18 ans, j'ai refusé catégoriquement. il en était absolument hors de question!

et puis, la vie en a voulu autrement. je me suis retrouvée seule à 20 ans et il a fallu que je me nourrisse et que je paie mon loyer...basses préoccupations. qui m'ont valu de chercher un boulot. et c'est là que j'ai eu le choix, au vu de mes diplômes, entre balayeuse et prof de piano. devinez ce que j'ai choisi?

non, pas balayeuse!!!

ma première année d'enseignement s'est super mal passée. vu que j'étais une rebelle, les cheveux très roux(ges) et un petit piercing, mon directeur m'a détesté d'emblée. c'était un vieux schnok qui fumait ostensiblement le cigarillo-qui-pue sous mon nez et parfois même en salle de cours, avec les élèves à côté. un pochtron notoire qui parvenait à peine à articuler assez pour qu'on puisse le décrypter. je n'ai pas pu finir l'année. il me donnait de l'urticaire! après ça, j'ai trouvé du boulot dans mon fast food adoré et j'ai pu enfin oublier cette année horrible...

malheureusement, au macbeurk, ça n'était guère mieux...voire pire! j'y suis restée quand même pas mal de temps. et puis, j'ai trouvé un remplacement dans une école. pendant 2 mois, j'ai retrouvé le plaisir d'enseigner, ou plutôt découvert le plaisir d'enseigner, dans des conditions géniales, avec un très gentil monsieur comme directeur et des locaux tout neufs et une ambiance sympa entre les profs. super bien payée, super bien accueillie, je n'avais qu'une seule envie, rester!

malheureusement, au bout de 2 mois, le remplacement s'est achevé.

j'ai recommencé à postuler dans différentes écoles. et voilà que tout début septembre, je repère une annonce parfaite! j'appelle une, deux, dix fois, même à la mairie de la commune! je harcèle et j'obtiens un rendez-vous: ce poste est pour moi, c'est certain!

et j'ai été embauchée. et j'étais la plus heureuse du monde! aujourd'hui, ça fait 2 ans que je bosse dans cette école. je m'entends bien avec mon directeur qui m'a donné plus d'heures cette année. je pense qu'il me fait confiance. et je fais tout pour que tout se passe bien. je me donne à 300% parce que j'aime ce boulot, parce qu'il me le rend bien. parce que mes élèves progressent, même s'ils râlent. et que je suis contente d'eux. même si c'est pas facile tous les jours, je me sens bien dans ce que je fais et je mesure ma chance chaque jour de faire un boulot que j'aime...

c'est sans doute pour ça que j'ai le trac. parce que je voudrais que tout se passe à merveille et j'oublie trop souvent que la perfection n'est pas de ce monde!

Posté par annaellee à 08:57 - prof ! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2007

la rentrée!

ça y est, finies les vacances, le doux glandage à la maison, c'est la rentrée, c'est reparti pour plusieurs semaines! et "oups!" je n'ai rien préparé et j'ai oublié tout ce qu'on a fait avant les vacances!!!

j'ai pas envie de m'y remettre. j'ai envie de repenser à ce week-end, à cette fête à lille et aux gens avec qui j'ai bien ri.

...

je suis partie samedi matin sous la pluie. la gare de Nancy est en phase de grands changements, il faut traverser plusieurs couloirs pour accéder au quai. mon homme et moi, on se tient par le bras, on croise pas mal de flics. pour un samedi matin, y a du monde! et des mômes partout qui rentrent des Vosges. on cherche la bonne voiture, on zigzague entre les bagages et les enfants qui hurlent. le train arrive enfin et je monte dedans à la hâte après avoir traversé tout le quai n° 1.
je regarde mon doux s'éloigner, il ne vient pas avec moi parce qu'il ne connaît pas les gens que je vais voir et qu'il est un peu timide. et je le soupçonne d'aimer passer ce week-end dans une zen solitude, devant son pc ou avec ses potes à faire du scratch.

le train part avec plus de 10 minutes de retard. je suis installée en face d'une jeune demoiselle qui a réussi à dormir tout le long du trajet tandis que le cadre supérieur assis à côté de moi ouvre son pc portable pour faire un tableau sous excel! il flotte autour de lui comme une très vilaine odeur de sueur rance, je pense que sous sa chemise bien repassée, sa peau a oublié ce qu'était un gel douche depuis fort longtemps, ça promet.

j'ai horreur de cette ambiance de train, lorsqu'on est seul au milieu de tous ces gens qui ne se connaissent pas et qui ne se regardent sous aucun prétexte. j'ouvre alors mon bouquin "lorsque j'étais une oeuvre d'art" de E.E Schmitt. et je ne lèverai les yeux que pour détendre ma nuque à certains moments, la tête collée contre la vitre, à l'opposée de mon voisin nauséabond. en 3 heures, j'ai lu les trois quarts du livre et je le trouve vraiment très bien. je ne connaissais pas cet auteur, j'aime l'histoire, le style. arrivée à Paris, le soleil est au rendez-vous. je sors prestement de la gare de l'est, j'ai une envie folle de m'allumer une cigarette mais je m'efforce de ne pas faire comme les autres qui l'allument sur le quai, je n'ai pas envie de me prendre une  amende de 68 € ! il me faut aller jusqu'à la gare du nord pour prendre un rer. j'ai un peu la trouille. je ne connais pas cette gare, je ne connais pas le rer et il y a un monde fou!

je passerai sur le moment où je me suis trompée de train, ai dû faire demi-tour dans la banlieue inconnu, me suis retrouvée perdue au milieu de gens à qui je n'osais pas demander mon chemin et ai finalement retrouvé ma route, seule, vaillante.

j'arrive au lieu du rendez-vous et nous partons ensemble vers Lille, en voiture. j'ai peur qu'elle me trouve timide, je parle un peu, j'essaie de ne pas faire l'huître parce que je n'ai pas envie qu'elle pense que je suis nulle! elle est gentille, exactement comme je l'imaginais, elle me met à l'aise tout de suite et je n'ai pas l'impression d'être à côté d'une inconnue. on discute simplement, c'est la première fois qu'on en a l'occasion, on parle de tout et de rien et de temps en temps, je lutte pour ne pas m'endormir car je veux profiter de tout. c'est tellement rare ce genre de rencontres que je ne veux pas risquer de manquer un épisode. deux heures plus tard, nous y voilà. la ville est comme les villes du nord: briques rouges et petites maisons...il pleut, il fait plus froid qu'à nancy. je crois qu'on est toutes contentes d'être là et de passer la soirée ensemble. Janis, qui nous invite, vient nous aider à monter matelas, couettes et autres sacs et nous nous installons dans le salon. on papote, c'est cool, je les regarde, je profite à fond de ce moment, essaie de participer pour ne pas passer pour l'autiste de service. j'apprécie d'être là, d'avoir osé venir, je ne le regrette pas.

deux autres arrivent, tout aussi sympas, on se marre, l'alcool déliant les langues et chauffant les esprits. la soirée fut donc très réussie. moi, j'ai adoré. je me suis éclatée et j'avais pas envie de rentrer, j'aurais voulu profiter davantage, écouter encore la caution dans ma tête.

le lendemain est arrivé un peu vite, après une courte nuit. le retour difficile entre la sncf qui vend des places de train qui n'existent pas et la connasse assise en face de moi qui m'écrasait les pieds sans vergogne. j'ai lu Elle pour la première fois, concentrée sur les articles pour ne pas lui vociférer dessus. et puis me revoilà à Nancy sous la pluie.

je raconte à mon homme. je suis crevée mais heureuse. et j'espère qu'il y aura une prochaine fois...

...

voilà, maintenant, c'est la rentrée, j'ai mes cours à préparer...argh!

Posté par annaellee à 11:47 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2007

le filovore a encore frappé!

l'objet du délit:
100_0310

une jolie nuisette toute neuve achetée il ya quelques jours...

vous ne voyez rien?

je vous montre de plus près:
100_0308     100_0309

le coupable?

lui assurément!!
100_0253

faut dire que môssieu aime tout ce qui ressemble à un fil, lacet ou bout de laine, même si celui-ci est tricoté pour former un joli pull.

d'ailleurs, je lui trouve un air coupable, nan?

Posté par annaellee à 15:25 - nounous le filovore et poupette, cotontijophile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2007

hier soir

R_plique_de_autoportrait

je repensais à mes dernières vacances, et plus particulièrement à cette photo...

on était partis je-sais-plus-où, pas loin de la dune du pyla et le soleil, ce jour-là, était particulièrement capricieux...tantôt il faisait super beau, tantôt de gros nuages s'installaient au dessus de nos têtes rien que pour nous enquiquiner. mais nous voulions profiter de nos derniers jours là-bas.

on avait tourné dans la ville, se perdant plusieurs fois, puis nous avions enfin trouvé un chemin de sable menant certainement à la plage. elle était déserte, immense, c'était absolument merveilleux et totalement incongru. je me souviens bien de cet énorme nuage planant dans le ciel, menaçant, incroyablement beau. on avait décidé de rester malgré tout et de temps à autre, une pluie fine venait nous arroser légèrement.

on avait pris les raquettes de plage, comme d'habitude. et je perdais, bien évidemment. mais c'était tellement drôle. jouer, au milieu de rien, pas un chat à l'horizon. la mer commençait à monter et creusait autour de nous un îlot. on était au milieu de l'eau furieuse parfois, tellement douce pourtant. on était bien.

on est resté longtemps. jusqu'à ce que nos ventres crient famine en choeur...puis nous nous sommes enfin décidés à partir après s'être baignés une dernière fois dans l'espèce de piscine naturelle que la mer avait formé autour de nous.

couverts de sable, on avait couru à la voiture et nous étions repartis vers le centre ville pour dégotter un restaurant en bord de mer. ce soir-là, nous avons partagé un des plus beaux repas de toute notre vie, le vin coulait à flots, on riait, on parlait un peu fort, on était vraiment heureux.

quelques jours plus tard, chacun était repartis chez soi, tranquilles, contents.

ces gens-là me manquent. on ne se voit que trop peu...comme si, toute l'année, on s'oubliait et que pendant les vacances, on se souvenait de notre amitié...

et hier soir, dans mon lit, dans le noir, avec la pluie sur mes carreaux, j'ai vraiment eu envie de retrouver ce moment, cet instant où nous étions sur une île déserte, sous un nuage magnifique, seuls au monde, avec toute la vie devant nous...

Posté par annaellee à 11:08 - ma boîte noire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2007

je m'amuse comme une folle

R_plique_de_ninette_serre_tete

Posté par annaellee à 19:04 - gribouillis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

trop contente je suis,

violoncelle2

de ma tablette graphique! on me l'a offerte hier et j'ai un peu bidouillé...
je sens que je vais m'amuser avec ce nouveau joujou!

ça fait quelques mois que j'ai un projet dans la tête et je pense qu'avec ce bidule sympathique, je vais pouvoir essayer de le réaliser!

allez, j'y retourne!!

Posté par annaellee à 10:44 - gribouillis - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2007

georges Meliès

Melies

quand on m'a parlé de ce projet d'accompagner un film au piano, de composer la musique, j'ai accepté. c'était l'année dernière, la secrétaire de l'école avait envie de promouvoir l'école de cette façon et avait pensé à moi. et sans vraiment y réfléchir, j'ai dit oui.
au début, je ne savais pas exactement sur quel support cinématographique j'allais devoir travailler. je pensais à quelque chose de moderne, peut-être collaborer avec un jeune de l'icn, sur un court métrage récent, contemporain. ça m'aurait vraiment plu.
et puis, j'ai eu l'entretien avec le papi du musée de cinéma...

c'est un vieux monsieur bossu, sympathique au demeurant. j'étais avec la secrétaire puisque c'est son projet à la base. il ne s'est pas du tout adressé à moi. j'étais là pour décorer. et super mal à l'aise avec tout ce qu'ils se disaient...

il a proposé deux choix: Chaplin ou Méliès. puis il a voulu nous montrer quelques films.

on est allé dans la salle de projection. il tenait mal sur ses jambes, le pauvre. et il a mis plusieurs minutes à comprendre le fonctionnement de la machine. puis il a balancé Chaplin.

entendons-nous bien, Chaplin, j'aime beaucoup. c'est vraiment bon d'en voir un de temps en temps. mais ça ne me convenait pas pour plusieurs raisons.

  • ce sont des films plutôt drôles et composer une musique "drôle", je ne voyais pas comment faire
  • tout le monde connaît Chaplin, je serais jugée plus durement sur ce support
  • les films sont plus longs, il faut donc développer de plus longs thèmes

quand je lui ai demandé s'il pouvait me montrer autre chose, il a demandé à la secrétaire si elle voulait plutôt voir Méliès. j'avais bien envie de lui dire que j'étais là et que c'était moi qui allais travailler et pas elle!

il a balancé quelques courts de Méliès. ça me paraissait mieux, plus en accord avec moi, avec mes sensations cinématographiques. Méliès, c'est plutôt fantastique, science fiction de l'époque quoi...

j'ai accepté de travailler dessus...

les films sur lesquels je bosse sont vraiment très très courts. je les balance et j'improvise mais je reste incapable d'écrire quoique ce soit. c'est super rapide à chaque fois. j'envoie le film, je me mets au piano et juste quand je trouve un thème, c'est déjà terminé!

le style est vieux, vous vous en doutez. d'un point de vue cinématographique, ce sont certainement des films historiques. mais ils ne me touchent pas. et même, ils m'ennuient un peu...c'est pas le genre de films que je regarderais chez moi pour passer le temps. alors, la question que je me pose, c'est "est-ce que je peux produire quelque chose de bien avec un truc qui ne m'inspire pas?"

j'aurais voulu quelque chose qui me touche plus, qui me donne de l'émotion, des images fortes, une histoire d'aujourd'hui. je me retrouve avec des vieilles images, certes intéressantes, mais qui me laissent froide. or, pour moi, la création a toujours été mêlée étroitement avec les émotions, la sensibilité, l'âme. ici, il faut que je créé avec ma raison, sans une quelconque passion...c'est plus difficile et je me demande si je vais y arriver.

pour vous faire une petite idée, c'est par ici!

Posté par annaellee à 10:25 - eclectique musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2007

françois-rené Duchable

j'en vois déjà qui se marre là-bas au fond! on ne rit pas s'il vous plaît car cet homme a été mon idole pendant des années et des années. ce pianiste est français, il a fait le conservatoire de Paris très jeune puisqu'il a obtenu son prix de piano à 13 ans ce qui est super rare!! imaginez-vous, souvenez-vous de ce que vous étiez à 13 ans. et maintenant, imaginez ce qu'il était à 13 ans: un pianiste émérite, déjà diplômé!!

duchable

Duchable est un poète, il aime jouer n'importe où, au milieu d'un lac par exemple, ou sur le tour de France. dans ma chambre, j'avais un poster de lui, et dédicacé s'il vous plaît. je vous l'ai dit, j'étais complètement fan, à la limite de l'hystérie.

j'ai eu l'occasion de l'entendre en live il y a quelques années, c'était un des moments les plus beaux de toute ma vie. après tout, il joue assez peu pour qu'on s'en souvienne. car, malgré sa carrière et son talent, Duchable se targue de ne pas aimer le piano, la légende veut qu'il en ait même balancé un dans la flotte du haut d'une hélicoptère par vengeance pour l'instrument qu'on lui a collé entre les mains dès son plus jeune âge. je ne lui en tiens pas rigueur car quiconque a pénétré dans l'enceinte du CNSM de Paris sait à quel point l'enseignement y est dur, la compétition sans limite et la rigueur, un art de vivre...

Duchable dit vouloir jouer pour tous, surtout pour ceux qui n'ont pas l'occasion d'aller aux concerts classiques. c'est ainsi qu'il investit les usines et autres lieux improbables.

il est tout de même un des seuls pianistes que j'ai entendu capable de jouer la symphonie fantastique de Berlioz retranscrite au piano!! bref, un dieu! car la partition est plus que difficile! évidemment, sa réputation souffre de cette personnalité, et, pourtant lauréat de nombreux prix prestigieux, il ne bénéficie pas d'une admiration prononcée, à part moi bien sûr mais je ne compte pas encore dans le milieu des critiques musicaux!

Duchable, c'est un excellent pianiste, plus humain que tous les autres à mon sens. je vous invite à le découvrir rapidement, son toucher est digne des plus grands, sa palette sonore fait rêver... (comment ça, j'en fais trop?!)

quelques vidéos ici et sa discographie disponible .

Posté par annaellee à 11:23 - mes coups de coeur pianistiques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2007

c'est une belle journée, je vais me coucher...

non, fin, pas tout de suite quoi.

pour une fois, je ne vais pas râler! l'exploit! il va certainement neiger, je préfère vous prévenir...

il a fait beau toute la journée, et croyez bien qu'en Lorraine, c'est assez exceptionnel! le beau ciel bleu par mes fenêtres, le soleil qui baigne l'appartement et la langueur d'une douce après-midi passée à décorer mon blog! une jolie journée je vous le dis.

mon homme était parti voir un pote, j'avais donc tout le loisir de me retrouver et de faire le point. la vie a beau être ce qu'elle est, elle est quand même agréable par moment.

depuis plusieurs mois, on était toujours en galère, à ne pouvoir faire aucun projet pour l'avenir, toujours dans le doute et financièrement, c'était chaud les marrons. c'est vrai que "plaie d'argent n'est pas mortelle" mais forcément, quand on en a pas, on y pense et penser à l'argent, c'est pas franchement glamour. donc, notre vie n'était pas glamour quoi. et ça me pesait gravement.

j'avoue avoir pensé que tout était noir. et là, je me sens tellement soulagée.

j'ai juste l'impression qu'on peut commencer à être plus détendu et surtout à se retrouver. parce que, dans nos 100 mètres carrés, on a vite fait de se perdre.
en fait, on est tous les deux assez réservés et bien souvent, on se tait jusqu'à l'explosion. généralement, c'est moi qui explose d'ailleurs, je suis bien une fille pour ça. j'attends, l'extrème limite et si rien ne se passe, je pète un plombs. c'est ce qui s'est passé hier, juste avant le ciné.

étant donné que mon homme est plutôt ours, il est très difficile de lui arracher autre chose que des grognements. c'est-à-dire qu'hier, je parlais dans le vide et ça m'énervait. je me sentais face à un mur. je vous jure que parler à un mur n'est pas très grisant.

mais aujourd'hui, ce que je lui ai dit semble porter ces fruits. rien de très important vraiment. mais on se retrouve et ça me fait du bien.

même si c'est autour d'un scrabble ou chez ses parents. il est important de rire ensemble. et on avait oublié de le faire depuis quelques temps.

bref, il faisait beau, et j'ai dans la tête une jolie chanson, je suis grave amoureuse, et j'ai envie de danser.

c'était une belle journée!

Posté par annaellee à 20:16 - 100% perso - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

hihaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!

j'ai trouvé! merci la méchante!

Posté par annaellee à 10:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »