25 juillet 2007
dans un mois
hier, on était partis acheter du gel douche. et puis, en route, on s'est arrêté chez Renaud. on regardait les voitures d'occasions parce que l'année prochaine, on va vraiment avoir besoin d'une deuxième voiture. moi, je travaille à 30 minutes de chez moi et lui en a marre du scooter qui ne démarre pas dès qu'il pleut trois gouttes. et sachez qu'en lorraine, il pleut souvent, très très souvent.
bref, nous voilà devant une ancienne twingo dans nos moyens, rouge pétard, sympa comme tout. moi, je me vois super bien dedans, la classe je me dis.
pas de vendeurs à l'extérieur, on rentre alors dans le garage et on s'arrête un peu devant les nouvelles twingos que mon homme trouve plus sympas. bon. on ne connaît pas les prix, on imagine qu'elles sont chères vue qu'elles sont toutes nouvelles et mieux que les anciennes.
c'est alors qu'arrive Florian.
Florian, grand brun parfumé à outrance, un parfum peu original qu'il me semble avoir déjà senti sur des milliers d'hommes. Florian est sympa, prévenant, il nous accueille en nous demandant s'il peut nous aider. on lui explique qu'on a repéré une twingo dehors, une occasion qui répond à nos critères, critères d'argent forcément.
"ah mais vous savez que la nouvelle twingo pourrait rentrer dans votre budget ?" les yeux de mon homme s'éclairent.
"le modèle de base, le moins cher, est à 7900 €". mon homme tombe carrément des nues. celle d'occasion repérée dehors était à 8800.
après nous avoir fait son petit speech de vendeur, très bien rôdé, il nous entraîne vers un bureau dans le fond du garage pour nous faire une petite simulation du paiement au mois, en location longue durée. il nous explique que pour 200€ par mois, on pourrait avoir la voiture neuve, garantie pendant toute la durée de la location avec dix milliards de trucs auxquels je n'ai absolument rien compris.
je les écoute. à la radio, il passe un slow sur lequel on dansait pendant les boums au collège. c'est étrange. ça me fait tout drôle. je ne me rappelle pas le titre, zut.
et puis, voilà que mon homme me regarde et me dit "banco !" et voilà qu'il signe les papiers.
et c'est ainsi qu'en moins d'une heure, nous nous retrouvons les heureux propriétaires d'une nouvelle twingo. elle est encore à l'usine, on l'aura dans un mois. enfin, pour l'instant, on prie pour que le dossier soit accepté. mais normalement c'est bon.
et vous savez quoi ? en allant l'essayer après ça, tout le monde nous regardait. faut dire qu'il n'y en a pas encore beaucoup sur les routes ! c'était limite gênant.
la vie est pleine de surprises. on part acheter du gel douche avec 5 euros en poche, on rentre avec une voiture...
24 juillet 2007
en vrac
vous avez remarqué comme je ne sais plus quoi écrire ces temps-ci ? depuis les vacances en fait. l'inactivité, c'est dur pour moi...
- j'ai un bouton sur la tronche, je déprime totalement. faut dire que j'en ai jamais alors je ne comprends pas pourquoi là, maintenant. la vie est injuste.
- je fais une surprise à mon homme pour nos quatre ans. évidemment, je n'en parlerai pas ici maintenant, on en sait jamais, des fois qu'il vienne me lire en cachette ! mais j'espère que ça lui plaira !...
- je pense à mon futur enfant quasiment tous les jours, j'imagine, je me projette. j'ai toujours aimé fantasmer. ça me fait du bien, énormément de bien même.
- je n'ai pas de nouvelles de ma mère, ce qui n'est pas un mal. toutefois, je me sens coupable et ce sentiment est dévastateur.
- j'ai décidé d'arrêter ma frénésie de shopping. en fait, depuis que je sais qu'on va faire un bébé, je sens que cette frénésie n'est plus utile. je n'ai plus besoin. je n'ai plus envie. je me sens apaisée. et n'ai plus envie de consommer.
- faut que je me remette à lire. j'ai commencé par "les amants du n'importe quoi" de Florian Zeller, j'ai détesté. j'aime pas son style, m'as-tu-vu, j'aime pas l'histoire, glauque, sans intérêt. bref, j'ai pas du tout aimé. ça tombe mal, j'avais acheté un autre de ses livres. je sens que je ne le lirai jamais.
- je me suis fait engueuler par la
moruegentille dame des ass et dik hier. comme quoi j'aurais pu appeler plus tôt. oui mais...j'avais pas envie. j'aime pas être au chômage, même technique. - je pars à Montpellier dans 4 jours. des bons plans ? des idées ? j'irai peut-être écouter Nelson Freire le 28 au soir.
sinon, vous, ça va ?
20 juillet 2007
j'avais une mère
j'avais une mère et je l'aimais.
elle était douce, elle était belle, elle était tout
elle riait et son sourire était comme une promesse
un papillon sur une fleur, c'est comme ça que je la voyais
j'avais une mère et elle était
tout ce que je voulais être
à jamais
j'avais une mère et c'était la mer
les flots qui dansaient
le sel et le sable
c'était un poème
un sourire sur un visage connu
un rire au coin d'un salon
des yeux qui me caressaient
des mains pour me protéger
j'avais une mère et elle a disparu
un jour, elle est partie
son corps est bien là
planté devant moi
mais sa voix est éteinte
et son sourire n'est plus
j'avais une mère et je l'aimais
mais elle est partie loin, loin
et je ne la retrouvais plus
j'avais beau pleurer, crier, supplier
elle n'est jamais revenue
je la voyais devant moi
et son sourire n'était plus
ses yeux ne me voyaient plus
ses mains ne m'entouraient plus
j'avais une mère et elle ne m'entend plus
elle ne me parle plus
elle ne me voit plus
j'avais une mère qui savait me consoler
et puis elle est partie
elle a pris un verre
et elle s'est noyée dedans
et ses mots n'ont plus été que des couteaux
plus de mots doux jamais jamais
des larmes, des méchancetés
des pleurs
des regrets
des remords
des non-dits
des envies
bousillées
j'avais une mère
je n'en ai plus...
pardon...mon coeur saigne...
19 juillet 2007
envie et besoin de parler...
je suis quelqu'un d'influençable. trop. depuis l'enfance.
vendredi dernier, je discutais avec une copine dont les rêves sont démesurés. à mon sens en tout cas. rêve de gloire, de postérité. des rêves d'écriture, des rêves musicaux qui me semblent irréalisables. il y a quelques temps déjà, je lui avais annoncé que mon rêve à moi était d'être enceinte, d'avoir un enfant avec l'homme que j'aime et que ce rêve, nous pensions sérieusement à le réaliser bientôt. bientôt, ça voulait dire dans l'année.
elle m'a regardé comme si je lui avais annoncé que j'avais un cancer. comme si c'était la pire des choses. elle n'a pas réussi à parler pendant de longues minutes et je la regardais amusée.
et puis, elle m'a foutu le doute. sans que je sache comment ou pourquoi. après tout, chacun son but dans la vie. non ?
pour moi, la vie, la réussite, ça n'a jamais été la carrière professionnelle. non pas par manque d'ambition mais parce que je pense que ça ne suffit pas. je suis peut-être idiote ou idéaliste, n'empêche que pour moi, ce qui compte dans une vie, c'est l'amour qu'on construit autour de soi. et toutes les réussites qu'on peut trouver dans la vie professionnelle ne remplaceront jamais l'épanouissement qu'on peut trouver lorsqu'on a réussi sa vie de famille.
je ne sais pas si c'est vrai. peut-être que je suis dans le faux. cependant, je suis persuadée que sur mon lit de mort, ce ne seront pas mes collègues de travail que je voudrais voir à mon chevet...
il y a quelques mois, j'ai arrêté de fumer en me disant que je voulais connaître mes petits-enfants (bon mais j'ai repris depuis, quelle connasse je fais !). aujourd'hui, je me sens prête à m'accomplir mais pas dans le sens qu'elle l'entend. bien sûr, des rêves de gloire, on en a tous eu un jour. surtout quand on a été élevé dans l'espoir d'être un jour une pianiste de renommée mondiale ! ça n'est pourtant pas ce que j'ai voulu. c'est au contraire toute cette ambition pour moi qui m'a dégoûtée. aussi étrange que cela puisse paraître, je préfère avoir une vie simple.
simple...avec un homme, une maison, des enfants. est-ce que c'est con ? je ne crois pas. je suis convaincue que ce sont ces choses qui me rendront heureuse. c'est ce but qui me fait avancer. aujourd'hui, j'ai l'impression que ça n'est pas politiquement correct. pourtant, quand je suis chez moi, dans mon appartement, que je m'occupe de mes petites affaires comme une gentille femme au foyer, je ne me sens pas malheureuse. et puis, mon travail me plaît, je n'ai pas d'autre ambition que celle de transmettre à des enfants ma passion.
avec cette copine, je discutais en terrasse et elle me faisait douter. et de douter comme ça de ce que je suis, moi, ça me déprime. elle me disait que les enfants, j'avais tout le temps d'en faire, que je pouvais d'abord me consacrer à moi-même. oui mais pourquoi faire ? moi toute seule, j'écris ici, je dessine de temps en temps, je joue du piano. toutes ces choses sont importantes bien sûr, elles font partie de moi ! mais je n'éprouve pas le besoin d'en faire une carrière de dingue !
ça va faire quatre ans que je suis avec lui. quatre ans que je suis vraiment heureuse. chaque jour, dans cette vie à deux, je grandis, je m'apprends, je ris avec lui. j'ai envie de partager des choses avec lui, beaucoup de choses. non je n'ai pas envie de connaître d'autres hommes, pas pour l'instant en tout cas. lui me suffit. même si quelquefois, bien sûr, on s'engueule et que je me dis que "zut, y a d'autres hommes sur terre". mais après, en y réfléchissant, ben, y en a pas deux comme lui !!
réussir sa vie, c'est quoi finalement ? hein ? aller chez ardisson ? faire la nouvelle star ? attendre 40 balais pour songer à faire un enfant ? pourquoi ? si on se sent bien, si on est prêt, si on est sûr de soi...c'est le cas pour moi. et je pense que ça mérite un peu de respect.
non ?
13 juillet 2007
grand ménage de printemps
je ne sais pas si ce sont les vacances, le fait d'être inactive ou ce temps pourri qu'on a eu jusqu'à présent, en tout cas, ce n'est pas la grande forme.
depuis plusieurs jours, j'erre comme une âme en peine entre mes quatre murs, sans savoir vraiment comment occuper mes journées. bien sûr, je pourrais ouvrir un bouquin, m'évader, aller me balader ou nager...mais je n'en ai pas vraiment envie.
hier soir, je ne parvenais pas à m'endormir. je réfléchissais. à des tas de choses. des choses que je voudrais changer. ou pas. car voilà où j'en suis. je ne sais pas du tout de quoi j'ai envie. ni comment j'ai envie d'être.
j'avais envie cette nuit, de venir m'étaler ici mais je ne l'ai pas fait. sans doute parce que toutes ces réflexions sont très personnelles, qu'elles m'impliquent à 200% et que je ne peux pas décemment venir me montrer comme ça, à vous. j'ai tenté d'écrire à mon homme, en vain. pour lui dire quoi ? après tout, il n'a pas à savoir. mieux vaut préserver notre couple de tout ce mal-être.
je me rends compte que j'ai beaucoup donné à mes élèves, pour mes cours, pour que tout se passe bien. depuis que je ne travaille plus, je me sens vide. alors je compense. je fais des projets pour eux. pour l'année prochaine, j'attends le coup de fil d'une de mes collègues avec qui je dois travailler cet été à la création d'une comédie musicale, rien que ça !
et puis, j'achète. des tas de trucs. et ça, je ne le supporte pas. j'ai l'impression que c'est une façon de ne pas m'affronter. une façon totalement conne de compenser mon manque.
oui car je crois que c'est ça. je suis en manque. tout ce temps libre, je n'ai plus l'habitude. je me retrouve seule avec moi-même et ça fait bien longtemps que ça ne m'était plus arrivé. et puis, je suis chômeuse en fait ! et ça, je le vis très mal, même pour une durée déterminée, je ne supporte pas d'être inactive.
tout ça fait que je n'ai pas l'inspiration. tout ça fait de moi quelqu'un que je n'aime pas. je sais que je ne devrais même pas le dire ici. mais ça fait du bien d'en parler un peu. j'ai l'impression que, dans mon entourage, personne ne le voit. tout le monde me dit "c'est cool, t'es en vacances !". oui c'est bien, je suis en vacances. mais je m'ennuie. j'ai envie de travailler, d'avoir des objectifs, des surprises, des élèves pour me faire rire, ou pleurer, des élèves pour partager ma passion et me donner envie d'aller plus loin.
voilà où j'en suis. ça fait 13 jours que je suis en vacances, enfin, au chômage technique. et je ne sais pas en profiter. et j'ai encore deux mois à attendre, de savoir si l'école va me reprendre, de découvrir mes nouveaux élèves et de faire de la musique !...
bon, mais j'arrête de me plaindre, promis. en plus, il fait beau !
03 juillet 2007
ceci n'est pas un titre (...)
je ne sais pas ce qui m'arrive. en ce moment, je bouillonne d'idées, je suis en constante réflexion. la nuit, avant de m'endormir, je pense à des milliers de trucs que j'ai envie de faire et je suis obligée de me relever pour noter mes idées avant de les oublier. c'est le problème quand on pense à des trucs en dormant, le lendemain matin, on a perdu la moitié de ce à quoi on avait pensé.
du coup, je suis en ébullition. je commence plein de trucs, fébrile, je ne sais pas si tout sera réalisable. j'ai dans la tête des dessins, des notes, des chansons, des exercices pour mes élèves. par dessus tout, j'aimerais réussir à réaliser un jeu pour ma classe d'éveil musical mais également un bouquin. une sorte de méthode avec une histoire pour leur apprendre de façon ludique les bases de la musique. j'ai commencé à dessiner pas mal hier, j'ai l'histoire dans la tête, les dessins sont commencés, une dizaine. l'histoire serait agrémentée de pages à but pédagogique : les notes de musique, les instruments, le rythme etc...tout ça est tout-à-fait limpide dans mon crâne.
et puis, il y a le jeu que je voudrais construire pendant les vacances : un plateau, un dé et des devinettes, des comptines, ce genre de choses pour leur apprendre en jouant. ça m'est venu il y a quelques mois et je n'ai pas eu le temps de m'y consacrer jusqu'à présent. on m'a d'ailleurs proposé de m'aider, je suis très contente...
en dehors de ça, je dois bosser avec une collègue de l'école sur un spectacle style comédie musicale pour la fin d'année prochaine. projet à long terme qui nous tient à coeur, on a toutes les deux envie de s'investir pour redonner du peps à l'école qui, ces derniers temps, était plutôt triste. l'ambiance avec le directeur, moyen quoi. et puis, on a vraiment envie de faire quelque chose de bien, pour les élèves, pour les motiver. on a commencé à en discuter et on doit bosser ensemble cet été. j'ai déjà commencé à écrire quelques chansons, une nuit. haha. reste à oser les montrer à ma collègue maintenant. c'est le plus difficile...
ce qui me gêne, c'est cette partie du travail : montrer à d'autres ce qu'on a fait. ça a toujours été la partie la plus ardue. parce que ce que je fais me tient à coeur, trop peut-être. et que j'ai toujours eu peur de la critique. pas dans le sens où je trouve tout ce que je fais génial et que je ne supporterais pas d'être critiquée négativement. plutôt dans le sens où j'ai peur que ce soit vraiment de la merde et de ne pas avoir le courage de m'en rendre compte. vous savez, vous avez une idée, vous travaillez dessus pendant plusieurs jours / semaines / mois et vous osez montrer à quelqu'un. et là, c'est le drame, vous vous rendez compte qu'en fait, c'est de la daube ou que ça ne marchera jamais.
c'est un peu se mettre toute nue devant un inconnu, flippant. je préfère garder mes fringues.
dans ces cas-là, généralement, je laisse tout tomber. avant. avant de montrer, j'abandonne comme une con. parce que j'ai trop peur d'avoir rêvé trop fort. parce que j'ai trop peur de me rendre compte qu'en fait, ce que j'ai fait, c'est nul.
c'est un peu comme ce blog que j'entretiens tous les jours, que j'ai customisé, sur lequel j'écris comme une dingue. c'est comme quand je dois jouer devant des gens. je suis une gogole, j'ai peur de ce que les gens pensent de moi, j'ai peur de leurs regards désapprobateurs...bref, je n'ai pas assez confiance en moi.
je me demande comment font les gens sûrs d'eux...
26 juin 2007
fatigue + stress = au bout du rouleau la prof...
depuis quelques semaines, à l'école, c'est devenu vraiment hardcore. le directeur est licencié à la fin de l'année : motifs "jamais là", ne fait pas son job...c'est hyper tendu donc. il arrive en faisant la gueule, parfois, je l'entends crier dans le bureau, bref, il est dégoûté et fout une ambiance de m***...enfin, quand il vient car depuis 2 semaines, il est aux abonnés absents. on fait sans lui, on se débrouille mais c'est pas évident. parce qu'une école sans direction, "c'est comme un jour sans pain", c'est nul.
j'ai dû gérer les examens toute seule et annoncer aussi à certains de mes collègues qu'on était en panne de directeur puisque la communication ne s'était pas faite. et puis, il a fallu que je me décide à m'assumer en tant que prof, avec des décisions à prendre et je sens venir des réclamations prochaines de parents d'élèves mécontents. pas évident avec mes 50 kilos toute mouillée et mon apparence de gamine. j'ai peur de me faire enguirlander sévère et de pas savoir quoi répondre même si dans ma tête, mon discours est tout préparé.
et puis, la paye tarde à arriver sur mon compte. et mon compte, il fait grave la gueule. à l'approche des soldes, c'est déprimant bien que je ne fasse jamais les soldes. ben non, j'ai peur de la foule ! alors me jeter dans la horde de furies pour tenter d'avoir un tee-shirt à moitié déchiqueté par ses mêmes nanas folles furieuses, très peu pour moi. cependant, j'aime bien avoir la possibilité de me dire que "si je veux, je peux y aller". et là, c'est pas la peine, je peux pas y aller.
tout ça pour dire que j'ai une peau de merde à cause du stress et de la fatigue. déjà, je suis cernée, mais gravissime. on dirait une morte vivante. je sais pas quoi faire. c'est laid.
et puis, j'ai hyper mal au dos et je peux pas aller à la piscine. je rêve d'un bon massage aux huiles essentielles ou d'un bon hammam. d'une heure de détente totale à me faire chouchouter par une gentille esthéticienne. je fantasme sur un bon soin du visage, avec des produits super méga tops qui me donnerait l'air d'avoir tout juste 6 mois. je pâme en pensant au coiffeur et à ses couleurs magiques qui te donnent l'air naturel tout en planquant tes vilains cheveux blancs.
j'ai envie d'une bonne manucure parce que j'ai même plus la force de me faire moi-même les ongles. et puis, tant qu'à faire, une pédicure aussi pour remettre mes chaussures ouvertes sans rougir de honte en regardant mes doigts de pied mal vernis.
j'ai envie qu'on s'occupe de moi, qu'on me redonne une image positive de moi. je cherche désespérément un bon institut où on m'accueillerait à bras ouverts pour me faire la totale : le ravalement de façade entier quoi.
parce que là, je ressemble plus à rien. le pire, c'est que je ne me maquille quasiment plus tellement je m'en tape de ressembler à une grosse daube. c'est simple, j'évite seulement tous les miroirs. et puis, on a ressorti les pulls et presque les bottes alors bon, pratique pour se planquer quoi.
en me relisant, j'ai juste envie de crier "au secours". aidez-moi, venez me sauver de la négligence ! et de la lose totale qui me submerge ces jours-ci !
EDIT : Argh ! Gasp ! je veux ça : docVI_1_
merci Gene ;-)
22 juin 2007
la flemme d'écrire
mais on me refile une chaîne. ça meublera en attendant que je retrouve mes facultés mentales !
sept choses sur moi ? ok, attention, ça risque d'être passionnant !
- je suis allergique à tous les fruits quasiment. à la manière de Blanche Neige, si je mange une pomme, je meurs. mais je doute que le prince charmant viendra pour me sauver !
- je me tape souvent des crises d'angoisse horribles quand je monte dans un bus bondé. je vous passe les détails mais c'est à cause de ça que j'ai voulu passer le permis. je ne supportais plus d'aller bosser en bus !
- j'ai cru au père noël jusqu'à l'âge de 10 ans. oui c'est honteux. je ne croyais même pas mes camarades d'école quand ils me disaient qu'il n'existait pas. je croyais qu'ils mentaient !
- je suis nostalgique du cagibi qu'il y avait chez ma grand-mère : c'était une petite pièce orange remplie de livres. je les escaladais pour m'asseoir tout en haut, sur une pile de polars et j'écrivais sur les murs ou je bouquinais. j'adorais cet endroit, j'y passais des heures, seule, à rêvasser. j'entendais la télé derrière et ma grand-mère et ma tante qui parlaient...c'était le bon temps.
- j'ai fait de la danse classique pendant très longtemps. ma prof de danse était tyrannique. une fois, elle m'a obligé à garder une pose pendant une heure, je devais avoir 8 ou 9 ans. je n'avais pas le droit de bouger. à la fin, je me suis fait pipi dessus et j'ai pleuré. je n'avais même pas osé demander la permission d'aller aux toilettes tellement j'avais peur qu'elle me hurle dessus que j'avais bougé. la honte ! j'en rougis encore...
- je regarde le destin de Lisa en douce, le matin quand je peux. c'est affreux mais c'est comme ça, je ne peux pas m'en empêcher. ou alors je mets en bruit de fond quand j'écris et je saute sur le canapé quand il se passe un truc intéressant. chacun ses vices !
- je suis une grosse feignasse : je ne fais jamais mon lit. ça me soûle et ça sert à rien. je repasse quasiment rien non plus sauf si ma robe a l'air d'avoir été mâchée, là, ok.
passionnant non ?
je la refile à personne parce que personne ne m'aime ! hihi.
08 juin 2007
lettre ouverte
suite à mon billet sur mes doutes concernant le DE, je me sens obligée de justifier et de mettre au point certaines choses...si j'hésite tant à retourner dans le milieu "fermé" des études musicales, c'est bien parce que j'y ai souffert pendant de nombreuses années.
aussi, je vais vous dépeindre mon parcours, le plus objectivement possible. sans vouloir me trouver des excuses, sans chercher à enjoliver la vérité, celle qui fait que je suis moi aujourd'hui, après bien des moments de chaos.
j'y suis rentrée vers 7 ou 8 ans. je me souviens de ces longs couloirs et de ces cours de solfège qui durait des heures et qui me semblaient bien indigestes. les profs, sévères, rigides pour la plupart mais j'avais la chance d'être plutôt douée à ce qu'on disait, je m'en sortais très bien sans avoir à vraiment travailler.
j'ai toujours été une paresseuse, je le sais bien. je travaille à me corriger, je fais beaucoup de choses, je ne suis pas oisive, du moins, je ne le suis plus.
les premières années au CNR se sont bien passées. première nommée à tous les examens, félicitations du jury, mes parents étaient tellement fiers !! moi, ça me passait un peu au-dessus, j'étais jeune et je ne savais pas encore quoi faire de ma vie.
puis, j'ai grandi. à cela s'ajoute des moments durs, des pertes familiales difficiles à encaisser et une lassitude de tout très jeune. je me plongeais volontiers dans les bouquins pour oublier. pas dans le piano. au désespoir de mes parents, surtout de mon père qui, lorsque j'avais 13 ou 14 ans m'a un jour dit : "tu m'as beaucoup déçu". sans que je sache exactement pourquoi. aujourd'hui, je crois que c'était parce que la musique ne m'emballait pas assez, je ne travaillais pas vraiment beaucoup, je réussissais sans me fouler. lui me voyait déjà en haut de l'affiche, moi, non.
en seconde, j'ai fait la connaissance d'une fille qui était dans ma classe. elle était douée et très réputée. je l'ai entendue une fois, à travers une porte, et j'ai entendu les autres qui s'émerveillaient devant son talent. ça m'a boosté. je me suis dit que je pouvais faire aussi bien. j'étais peut-être jalouse, sûrement. moi j'étais invisible, elle rayonnait. je suis devenue son ombre. insidieusement, lentement. c'est devenu une amie. mais tout le monde voyait en moi l'ombre d'elle-même. on me demandait où elle était, ce qu'elle faisait, si elle allait bien etc...moi, je n'existais que parce qu'elle trainait avec moi. et forcément, je souffrais beaucoup de ça.
longtemps, j'ai essayé de "rattraper" mon retard en piano. je me suis acharnée, j'y passais des heures. mais on ne le voyait pas, ni mon père, ni mes potes. et puis, on disait des choses sur moi, que je n'étais pas musicienne ou pas technicienne. et très vite, ma prof de piano a voulu me pousser vers le DE pensant que je ne pouvais pas prétendre à "mieux". seulement, moi, ce que je voulais, c'était exister.
j'ai alors changé de prof. un gars baraqué, un fou. très vite, il m'a dragué. lourdement. il profitait de ce que j'étais son élève pour me tripoter. et quand je me rebellais, il me foutait dehors en me jetant mes partitions à la figure. je traversais le couloir en courant et personne ne me voyait pleurer. on me critiquait ouvertement lorsqu'on m'entendait jouer, à la veille d'un concours, pour me déstabiliser. longtemps, je n'ai pas voulu jouer devant les autres, de peur qu'on m'en mette plein la tronche. et je ne jouais pas non plus devant mes parents, de peur de les "décevoir".
un beau jour, je me suis présentée à paris. j'avais bossé une étude de scriabine et d'autres pièces mais l'étude était réputée comme étant une des plus difficiles du répertoire. évidemment, tout le monde pensait que je la jouais mal, surtout que mon "amie" surdouée, elle l'avait jouée avant moi.
la veille du départ pour paris, j'ai joué devant deux personnes dans la grande salle du conservatoire, pour m'entraîner. ils m'ont totalement massacré. je n'ai pas pleuré. je suis partie. je me suis dit que je n'avais rien à perdre de toute façon. l'année passée, un prof du CNSM m'avait assassiné devant tout le monde en master classe (cours public) en me disant que je finirais "caissière chez match". alors j'ai pris le train, dormi à l'hôtel pendant que tout le monde pensait que j'allais être ridicule. et puis, le lendemain, j'ai joué devant ce jury de profs à paris. et j'ai tout déchiré. et j'ai eu le premier tour. très peu ont le premier tour. j'étais contente. pas mon prof. il avait misé sur une autre élève, plus douée, et m'a raccroché au nez quand je lui ai dit qu'elle ne l'avait pas, elle, le premier tour.
je suis rentrée à nancy. et tout le monde a halluciné.
puis j'ai eu des problèmes de tendons. contrainte de ne plus jouer pendant 3 mois minimum. ça m'a détruite. je n'avais plus rien.
alors je suis partie. je suis allée bosser. chez macdo. j'ai passé 2 ans à me sacrifier. j'ai dit à mon homme "démissionne" et je suis restée pendant que lui cherchait ailleurs. et plus tard, j'ai retrouvé du boulot dans une école. j'ai fait un remplacement en même temps que je travaillais chez ronald. deux mois de pur bonheur où j'ai retrouvé l'envie. on m'avait promis le poste après le remplacement. et puis, je n'ai jamais eu de nouvelles. on l'avait confié à quelqu'un qu'"on connaissait".
voilà, trois mois de chômage plus tard, j'ai trouvé ma place. au début, juste quelques heures en piano puis cette année où on m'a confié les cours de solfège. presque un temps plein, presque un vrai contract à l'année. si je passe le DE, je serai obligée de lâcher le solfège pour avoir plus de temps. et bien, ça me soule parce que j'ai vraiment envie de continuer à enseigner cette matière. parce que cette première année m'a permis de trouver un épanouissement pendant les cours, des idées à développer. même si je ne suis pas parfaite. loin de là. il me reste beaucoup à apprendre. mes élèves m'apprennent, mes cours m'apprennent, l'envie est réelle, d'avancer, de progresser.
et retrouver les ricannements des anciens camarades du CNR, franchement, ça me tente vraiment moyennement...
il n'y pas que l'aspect financier, il y a toute une série de choses personnelles, des évènements, des souvenirs, des moments de déprime, des moqueries qui reviennent. c'est un milieu très dur...et je ne sais pas si je suis capable de réaffronter tout ça....
désolée pour ce billet un peu long. et pour ce déballage mais je devais le faire. pour moi. pour vous aussi.
05 juin 2007
la panne
on ne m'a jamais fait le coup de la panne et je crois que j'aurais eu horreur de ça. pourtant, aujourd'hui, c'est moi qui vous la fais.
je suis là devant mon écran, blanc, tout blanc et je n'ai pas de mots à mettre dessus. c'est nul, c'est chiant, bon, ça arrive non ? ben je sais pas quoi écrire, vraiment pas. j'ai beau me creuser la tête, rien ne se met en place. je cherche : un élève à dépeindre, un secret à révéler, un stress, oui y en aurait bien un datant d'hier. mais non, je n'ai pas envie. pas envie de raconter, de mettre en mots, de faire avec une histoire.
il y a ce mec là, fishturn, qui a dit à Ludo un truc très vrai qui m'a bouleversé :
"Ca nous arrive à tous.
Il faut se libérer des contraintes qui sont arrivées ici insidieusement. Les contraintes qui font que l'on recrée les comportements sociaux et autres dont on voulait s'éloigner un peu à la création du blog. On voulait souffler dans un esprit de liberté.
Il faut retrouver l'essence même de la motivation qui nous a amené au blog. Le blog, l'objet, doit retrouver son seul statut de support.
Exemple : Si la motivation c'est d'écrire. Ecrire sans penser au blog, puis se servir du blog pour se débarrasser de ce que l'on a écrit, l'offrir aux autres, échanger à froid, pour pouvoir repartir sur un autre texte, plus chaud.
En aucun cas écrire par, et pour, le blog. C'est la meilleure façon d'aller droit dans le mur.
A t'on déja vu un écrivain écrire directement chez l'imprimeur ?
Un peintre installer son atelier dans un lieu d'exposition ?
Non bien sûr. Ca serait intenable.
Enfin je crois.
Je crois tout ça.
Pas sûr. "
alors depuis que j'ai lu ça, je me suis rendue compte de la vérité de ce truc. la claque.
depuis je suis en panne. arrêt sur image. je reviens quand je me serais retrouvée, dans pas longtemps...demain peut-être...faut que ça revienne, faîtes que ça revienne.








